Le Conseil exécutif de la Coalition avenir Québec a désigné Mathieu Lévesque dimanche. Il dirigera donc le parti de façon temporaire. Christine Fréchette quitte son poste après la défaite électorale. Désormais, la formation ne compte aucun député à l’Assemblée nationale. Elle doit repartir de zéro. Cette nomination ouvre une période délicate.
L’ancien élu de Chapleau, en Outaouais, avait perdu son siège lors du dernier scrutin. Il le détenait depuis 2018. Sa défaite reste récente. Pourtant, il garde sa confiance dans l’avenir du mouvement. Le 5 octobre, il défendait déjà l’option de la troisième voie. Ainsi, il incarne la continuité plus que la rupture.
Un fondateur de la première heure
Avocat né à Gatineau, Mathieu Lévesque appartient au parti depuis sa naissance en 2011. Il a ensuite occupé une place stratégique au sein de l’équipe en 2014. En 2012, il voyageait même dans l’autocar de campagne de François Legault. Son parcours rassure donc les militants. Il connaît donc le parti de l’intérieur.
Par ailleurs, il a publié une autobiographie sur son itinéraire politique à la CAQ. Christine Fréchette l’avait nommé ministre de la Jeunesse et ministre délégué des Régions. Il a exercé ces fonctions d’avril à octobre 2026. Le parti le présente comme un choix consensuel. Cette expérience gouvernementale renforce sa crédibilité.
Les anciens chefs saluent son arrivée
François Legault a salué sur X un homme brillant. L’ancien premier ministre estime qu’il comprend l’enjeu du français et des valeurs de la nation. De plus, Paul St-Pierre Plamondon, premier ministre désigné, lui a tendu la main. Il évoque des dossiers chers aux Québécois. Ces messages arrivent dès l’annonce officielle du parti.
Christine Fréchette soutient aussi ce choix. Selon elle, Mathieu Lévesque est la bonne personne pour reprendre les rênes. Elle espère une transition saine d’ici la course à la chefferie. En outre, elle insiste sur la défense des racines du parti. Ces appuis donnent une première légitimité au nouveau chef. Le message est clair.
Une mission de reconstruction à mener
Le nouveau chef parle d’introspection collective. Il dit accueillir cette responsabilité avec beaucoup d’humilité. Ensuite, il promet de travailler avec les membres et les militants. Son message vise d’abord la reconstruction interne. Il met en avant son expérience et ses convictions. Ce ton mesuré répond à l’ampleur de la défaite.
Mathieu Lévesque affirme que la CAQ représente la véritable troisième voie. Cette formule sert de fil conducteur à son discours. Cependant, le parti devra convaincre des électeurs déçus. Sans siège à Québec, il manque de tribune. Le travail de terrain deviendra donc essentiel. Les militants attendent maintenant des gestes concrets et rapides.
Une course à la chefferie encore floue
Les militants ignorent encore le calendrier du vote. Il faudra un peu de temps avant de connaître les règles, selon des sources de Radio-Canada. Entre-temps, le chef intérimaire garde la barre. Son mandat restera donc limité. Le parti n’a fixé aucune date pour choisir son successeur. Les prétendants devront patienter.
En définitive, Mathieu Lévesque hérite d’un parti affaibli mais encore uni autour de ses idées. Sa mission consiste à préserver les militants jusqu’au prochain chef. Ainsi, la CAQ gagne du temps pour se reconstruire. Elle espère redevenir une force crédible et respectée par les électeurs.









