Emmanuel Macron s’est exprimé depuis l’Élysée dimanche 18 octobre au soir. Il réagissait aux violences et aux pillages du 17 octobre. Le ministère de l’Intérieur recense 997 policiers et gendarmes blessés. Sept d’entre eux le sont grièvement. Le chef de l’État salue leur professionnalisme face à une violence inouïe.
Plusieurs bâtiments publics ont servi de cibles. Les casseurs ont brûlé la mairie de Limoges et l’office de tourisme de Lyon. Ils ont aussi envahi la mairie de Marseille. Face à cela, le président dénonce des factieux d’ultragauche, rejoints par des délinquants.
Des préfets chargés de protéger les villes
Les ministres concernés se sont réunis autour du chef de l’État avant son allocution. Le gouvernement subit pourtant la pression des oppositions et de certains maires. Ceux-ci critiquent la gestion des manifestations de samedi. Par conséquent, Emmanuel Macron demande des comptes à l’exécutif. Il réclame aussi la transparence.
Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur, devra tirer toutes les leçons de samedi. Le président vise surtout le renseignement et l’anticipation. De plus, il attend des réponses claires. Les préfets pourront interdire certains rassemblements si nécessaire. Dès lundi, Sébastien Lecornu présidera une cellule de crise pour aider les victimes.
Une réponse judiciaire annoncée comme exemplaire
Par ailleurs, les autorités comptent 2 397 interpellations. Le président exige un suivi judiciaire exemplaire. Selon lui, le garde des Sceaux a demandé la plus grande fermeté aux procureurs. Ainsi, les auteurs de destructions devront tous payer. Les pilleurs devront rembourser.
Emmanuel Macron promet aussi un accompagnement rapide des sinistrés. Commerçants, artisans et maires recevront le soutien de la nation. Cependant, il refuse tout amalgame avec les manifestants pacifiques. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé avec des revendications légitimes.
Une jeunesse que l’exécutif dit vouloir écouter
Le chef de l’État reconnaît une angoisse profonde chez les jeunes depuis mi-septembre. Lycéens et étudiants s’inquiètent pour leur avenir, leurs études et leur place dans la société. En effet, il affirme comprendre cette inquiétude. En outre, il juge que leur parole doit être entendue sans a priori.
Le gouvernement a déjà lancé une plateforme numérique via l’Éducation nationale. Elle a recueilli plus de 100 000 contributions. Ensuite, élèves, enseignants, syndicats, patronat et collectivités doivent construire des solutions ensemble. Le Premier ministre les réunira dans les prochains jours. Le gouvernement promet des propositions concrètes dès cette semaine.
Le Golfe et la présidentielle en toile de fond
Dès lundi matin, Emmanuel Macron se rendra dans les pays du Golfe. Il veut sécuriser l’approvisionnement en carburant et en gaz. Cette démarche fait suite à la guerre en Iran de février. Le président affirme avoir déjà pris plusieurs initiatives internationales sur les marchés de l’énergie.
À six mois de la présidentielle, le chef de l’État appelle au calme. Selon lui, le débat appartient aux réunions publiques, aux médias et aux partis. Ainsi, il réclame unité, calme et respect pour une belle élection. La France mérite des échanges dans le respect.









