Le 15 juin 2026 restera une date charnière. Devant le Parlement gabonais, le président Brice Clotaire Oligui Nguema a prononcé des mots historiques. Désormais, la Gabon Oil Company (GOC) produit près de 90 000 barils par jour. Elle dépasse ainsi les majors étrangers qui régnaient sur le secteur depuis des décennies. Le Gabon reprend les rênes de son propre sous-sol.
Par le journaliste Roland Olouba Oyabi
Assala, le rachat qui a tout déclenché
Tout commence avec l’acquisition historique d’Assala Gabon. Cette opération propulse immédiatement la capacité directe de l’État à environ 70 000 barils par jour. En outre, le rachat de Tullow Oil, finalisé pour 300 millions de dollars, ajoute quelque 12 000 barils supplémentaires. Par conséquent, la GOC consolide en un temps record une position dominante. Chaque acquisition est une brique de souveraineté posée sur l’édifice national.
Un portefeuille d’actifs en pleine expansion
Au-delà d’Assala et Tullow, la GOC élargit encore son périmètre. Elle reprend les anciens champs d’Addax Petroleum. Elle rachète également des participations à Perenco sur le champ Atora. TotalEnergies cède, de son côté, des parts sur le champ Baudroie. Enfin, la compagnie détient des parts minoritaires sur le permis offshore de Dussafu, aux côtés de BW Energy. Chaque champ gagné est un maillon supplémentaire dans la chaîne de valeur nationale.
Ngongui, Maboga : de nouveaux puits pour amplifier l’élan
La dynamique ne s’arrête pas aux rachats. En parallèle, les découvertes de Ngongui et Maboga enrichissent le potentiel extractif gabonais. Ces nouveaux puits en production gonflent les capacités nationales. Ainsi, la GOC combine croissance externe et développement organique. Cette double stratégie témoigne d’une vision industrielle cohérente et ambitieuse.
La souveraineté économique, véritable horizon
Finalement, ce basculement dépasse la simple arithmétique pétrolière. Pendant des décennies, les majors étrangers captaient l’essentiel de la valeur. Aujourd’hui, le Gabon retient cette richesse à la source. « Cette évolution marque un tournant décisif en matière de souveraineté économique. » Dès lors, la question n’est plus de savoir qui produit, mais comment le Gabon transforme chaque baril en développement concret pour sa population.









