Une entreprise vietnamienne investit désormais dans l’archipel de Sao Tomé-et-Principe. New Atlantic International Trading Company vient de dévoiler un ambitieux plan économique. Ce projet vise le golfe de Guinée tout entier, de Malabo jusqu’à Libreville. Concrètement, il promet plus de mille emplois nouveaux. Par ailleurs, il cible trois secteurs stratégiques : agriculture, pêche et transports. Ainsi, l’archipel santoméen entrevoit une diversification économique bienvenue, presque providentielle.
D’après un communiqué officiel, l’initiative pourrait générer environ trois mille emplois régionaux. Chaque projet apporterait, à lui seul, mille postes environ. En outre, elle facilitera le transfert de technologies modernes. Ainsi, de nouvelles activités productives verraient le jour. Le golfe de Guinée entier deviendrait, en somme, un véritable laboratoire économique. Cette dynamique pourrait, par conséquent, redessiner durablement toute la carte régionale des investissements étrangers.
Le transport maritime, pierre angulaire du projet
Le ministre équato-guinéen des Transports, Honorato Evita Oma, insiste sur un point essentiel. Il faut tisser des liaisons maritimes régulières entre Malabo et ses voisins. Sao Tomé-et-Principe, le Gabon, le Cameroun et le Nigéria figurent parmi les priorités affichées. Les chantiers navals d’ASABA construiront donc de nouveaux navires robustes. Ces bâtiments assureront le transport de marchandises et de passagers. Par ailleurs, des études cibleront précisément les ports de São Tomé et de Neves. L’objectif demeure clair : réduire nettement les coûts d’importation et d’exportation.
Manioc et aquaculture, deux paris agricoles
Dans le domaine agroalimentaire, l’entreprise propose une culture intensive du manioc. Les terres fertiles de l’archipel s’y prêtent parfaitement, comme un terreau providentiel. Ce modèle a déjà porté ses fruits en Angola, comme un arbre planté au bon endroit. De même, l’aquaculture n’est pas en reste. Un projet de pêche durable en haute mer a également vu le jour. Ce secteur recèle, en effet, un potentiel considérable pour São Tomé-et-Príncipe et ses pêcheurs.
Un feu vert diplomatique prudent
Le ministre équato-guinéen des Affaires étrangères, Simeón Oyono, soutient fermement ces investissements naissants. New Atlantic soumettra bientôt sa documentation technique complète aux autorités concernées. Selon les premières estimations, le démarrage interviendrait dans six mois environ. Les autorités santoméennes, quant à elles, gardent pour l’instant un silence prudent. Néanmoins, cette proposition ouvre des perspectives prometteuses pour toute la région. Emplois, sécurité alimentaire et connectivité maritime : l’archipel pourrait enfin tourner une page décisive de son histoire économique. En définitive, ce pari vietnamien pourrait bien devenir la boussole d’un renouveau régional attendu de longue date.






