Des centaines de manifestants se sont rassemblés récemment dans les rues de Kinshasa. En effet, ils expriment leur opposition à un amendement constitutionnel proposé récemment. Cet amendement pourrait permettre un troisième mandat présidentiel controversé de Félix Tshisekedi . Le président Félix Tshisekedi avait remporté l’élection présidentielle nationale dès 2019. Il a ensuite remporté sa réélection en 2023 face à une large partie de la population.
Cette réforme constitutionnelle pourrait ainsi passer par un référendum populaire national et direct. Par ailleurs, la coalition C64 a organisé cette mobilisation citoyenne importante. Elle appelle le président à renoncer à ces modifications. Ces modifications constitutionnelles ouvriraient ainsi la voie à un troisième mandat présidentiel. Ainsi, l’opposition congolaise rejette fermement cette perspective politique jugée profondément controversée.
Une opposition mobilisée face au pouvoir
Les prochaines élections générales auront lieu dans deux ans exactement. Cependant, les tensions politiques restent déjà vives entre gouvernement et opposition. Le parlement national, largement dominé par le parti au pouvoir, a rapidement validé cette proposition. Cette validation politique vise clairement à prolonger durablement le mandat présidentiel actuel en place.
En juillet dernier, les autorités avaient réprimé un rassemblement similaire à Kinshasa. Plusieurs partisans de l’opposition avaient alors subi des blessures durant ces violents affrontements. L’ONU a déclaré qu’au moins une personne avait perdu la vie. À la mi-juillet, Kinshasa a également annoncé un dialogue national longtemps attendu par tous.
Des tensions politiques qui datent déjà de plusieurs mois
L’opposition politique congolaise réclamait ce dialogue national depuis déjà longtemps avec Tshisekedi.. Toutefois, aucune modalité précise n’a encore été communiquée publiquement à ce jour. Cette annonce politique reste donc perçue avec une grande méfiance générale et persistante. Par ailleurs, cette réforme intervient dans un contexte national déjà fragilisé.
Une grande partie du pays reste déchirée par des conflits armés persistants. À l’est du pays, le groupe armé M23 occupe de vastes territoires stratégiques. Le Rwanda voisin soutient directement ce groupe armé rebelle depuis longtemps. Il s’est emparé de ces zones dès l’année dernière précisément.
Un impact économique et social pour le pays
Cette instabilité politique et sécuritaire pèse lourdement sur l’économie congolaise. Par conséquent, les investisseurs internationaux restent prudents face à cette incertitude persistante. Les zones de conflit limitent fortement l’exploitation des ressources minières stratégiques et importantes. Ainsi, la croissance économique nationale reste directement menacée par ces tensions.
Cette crise politique fragilise également la confiance des partenaires économiques internationaux. Les investissements étrangers pourraient ralentir davantage dans les prochains mois à venir. Les populations locales subissent déjà les conséquences économiques de cette instabilité. Ainsi, l’issue de cette crise déterminera largement l’avenir économique du pays.









