La compagnie canadienne ReconAfrica poursuit ses travaux sur le bloc pétrolier Ngulu, au large du Gabon. Dans son bilan financier du deuxième trimestre 2026, l’entreprise confirme un retraitement sismique conforme au calendrier annoncé précédemment. Prochaine étape annoncée par la direction : la production finale et la publication d’un rapport détaillé sur les ressources. Le président-directeur général Brian Reinsborough affirme que ces travaux progressent exactement comme prévu à Ngulu. Selon lui, l’objectif final reste une interprétation précise et complète des données sismiques collectées récemment.
Par ailleurs, ce permis couvre une superficie considérable de 1 214 km². ReconAfrica compare cette étendue à 54 blocs situés dans le golfe du Mexique. Ce vaste périmètre se situe précisément dans les eaux peu profondes du littoral gabonais central. De plus, sa proximité avec des champs pétroliers déjà en production constitue un atout majeur. Des infrastructures déjà existantes facilitent également le développement futur des opérations. Le bloc Ngulu inclut notamment le champ pétrolier de Loba, déjà bien identifié par les équipes.
Un potentiel pré-salifère et post-salifère prometteur
En outre, plusieurs prospects ont été identifiés dans les formations pré-salifères et post-salifères. Ainsi, le retraitement sismique doit affiner la connaissance globale du sous-sol gabonais. ReconAfrica espère mieux évaluer le potentiel réel de ces structures géologiques complexes. Toutefois, la société n’a communiqué à ce jour aucune nouvelle estimation chiffrée pour ce permis gabonais. Cette stratégie d’exploration s’inscrit dans un programme régional plus vaste en Afrique australe et centrale.
Une trésorerie solide de 24,2 millions de dollars
Sur le plan financier, ReconAfrica a terminé le trimestre avec 24,2 millions de dollars en trésorerie. L’entreprise a également encaissé 4,97 millions de dollars grâce à l’exercice de bons de souscription. Ce montant couvre exactement les six premiers mois de l’année 2026. Un montant supplémentaire de 594 480 dollars s’est ajouté après la clôture trimestrielle. Par ailleurs, le nombre d’actions entièrement diluées a diminué d’environ 10 %.
Des avancées parallèles en Namibie et en Angola
En Namibie, les essais du puits KW1X ont permis de remonter des hydrocarbures. Deux zones distinctes ont livré des résultats particulièrement encourageants pour la compagnie canadienne. ReconAfrica prévoit désormais un test de production horizontale en trou ouvert. Cette section horizontale pourrait atteindre jusqu’à 1 000 mètres dans le Huttenberg. En Angola, l’échantillonnage géochimique des suintements pétroliers s’est achevé en juin dernier. Les résultats complets de cette analyse sont attendus dans les prochaines semaines.
Enfin, Brian Reinsborough résume un trimestre marqué par plusieurs progrès notables. Selon lui, ces avancées opérationnelles et financières renforcent nettement la position de l’entreprise. ReconAfrica aborde ainsi ses prochaines étapes d’exploration avec une situation financière solide. La compagnie détient des intérêts dans la ceinture de Damara et le bassin de Kavango. Elle opère également, en parallèle, dans le sud-est angolais et le nord-ouest lointain du Botswana. Au Gabon, l’évaluation complète et minutieuse du bloc Ngulu se poursuit activement ce trimestre en cours.









