Le groupe danois Norden a signé un Mémorandum d’entente. C’était le 13 août 2026, avec REMINAC. Cette filiale gabonaise appartient à l’australien Genmin. L’accord vise à structurer l’exportation du fer de Baniaka.
Dès le mois de mars, le gouvernement s’était mobilisé. Le vice-président Hermann Immongault avait reçu Thierry Makando. Ensemble, ils ont évoqué l’avancement du dossier minier. Genmin, présent au Gabon depuis 2012, avance méthodiquement. La mise en production reste prévue pour fin 2026. La première phase visera 5 millions de tonnes annuelles. Dès 2030, ce volume devrait doubler, atteignant 10 millions de tonnes.
Un financement colossal, presque bouclé
Le montage financier s’élève à près de 100 milliards FCFA. Soit environ 200 millions de dollars américains. Ce montant reste indispensable pour lancer la première phase de Baniaka. D’ailleurs, certaines estimations évoquent jusqu’à 250 millions nécessaires. Cette somme combinerait dette et fonds propres.
Plusieurs investisseurs internationaux manifestent déjà leur intérêt. Shico, notamment, pourrait financer 60 % du projet. Genmin apporterait alors les 40 % restants. Par ailleurs, la direction étudie d’autres pistes complémentaires. Des institutions chinoises et panafricaines sont ainsi sollicitées. Des prépaiements commerciaux complètent également cette stratégie de financement.
Norden et Sinohydro, deux partenaires clés
Le réseau international de Genmin ne cesse de s’élargir. Norden apporte désormais son expertise logistique maritime au projet Baniaka. Parallèlement, Sinohydro, filiale de PowerChina, optimise l’ingénierie du site. Ces études concernent les transformateurs et la ligne électrique. Elles touchent aussi les voies d’accès et les logements du personnel.
Ainsi, chaque partenariat vise un objectif précis. Réduire les coûts pour faciliter le bouclage financier. Le projet a également sécurisé plusieurs infrastructures essentielles. Réseaux ferroviaires, ports et approvisionnement énergétique sont désormais couverts.
L’emploi local, un enjeu encore incertain
Les projections d’emplois de Baniaka ont évolué depuis 2024. À l’origine, 700 postes directs étaient annoncés. Parallèlement, 500 emplois indirects complétaient cette estimation. En mars 2026, ce dernier chiffre a bondi. Désormais, plus de 2 000 emplois indirects sont attendus. Le nombre d’emplois directs, lui, reste stable à 700.
Sur le terrain, les recrutements ont déjà commencé. REMINAC emploie actuellement environ 120 salariés gabonais. Toutefois, le rythme réel des créations reste à confirmer. Seul le calendrier opérationnel permettra de le vérifier.
La sous-traitance locale, une obligation légale
Cette question renvoie directement au Code minier gabonais. La loi n°037/2018 impose des règles strictes. Elle exige une priorité pour les entreprises nationales. Concrètement, 51 % du capital doit revenir à des Gabonais. Cette règle s’applique à prix et qualité comparables.
De même, les activités non minières suivent cette logique. Terrassement, routes et génie civil restent concernés. La logistique et l’entretien complètent cette liste de secteurs. Pourtant, un flou demeure sur l’application concrète. Les communications officielles restent silencieuses sur les montants réels. Aucune proportion précise n’a été communiquée aux PME locales.
Ainsi, Baniaka cristallise un double enjeu national. D’un côté, l’attractivité financière internationale progresse rapidement. De l’autre, la transparence sur l’emploi local tarde à suivre.









