The Economist vient de dévoiler son classement 2026 des 10 villes les plus agréables à vivre au monde. Ainsi, ce prestigieux magazine britannique a analysé 173 villes à travers le monde. Ensuite, chaque ville a été notée selon six critères majeurs. Ces critères incluent la stabilité, la santé, la culture, l’environnement, l’éducation et les infrastructures. Ce classement demeure une référence incontournable pour urbanistes et voyageurs du monde entier. Publié chaque année, il influence aussi les politiques d’aménagement de nombreuses métropoles.
Par le journaliste Roland Olouba Oyabi
En effet, l’Europe truste toujours les premières places de ce podium mondial des 10 meilleures villes au monde. Copenhague conserve d’ailleurs sa couronne pour la deuxième année consécutive. Vienne et Zurich complètent ce trio européen aux infrastructures irréprochables. L’Australie, tel un dauphin fidèle, talonne le continent européen de près. Melbourne et Sydney illustrent à elles seules cette vitalité océanienne. Genève, Adélaïde et Vancouver renforcent enfin cette domination occidentale sans réel partage. À elles seules, ces dix villes concentrent une part infime des 173 métropoles étudiées.
Aucune ville africaine dans le top 10 : un constat qui interroge
Or, un constat saute immédiatement aux yeux à la lecture du palmarès. Aucune ville africaine ne figure parmi ces dix métropoles couronnées. Ni Le Caire, ni Lagos, ni Nairobi n’apparaissent dans ce classement. Le Cap, pourtant souvent cité, reste également absente de ce top 10. Ce silence pèse comme une ombre sur 54 pays du continent africain.
Pourtant, l’Afrique compte plusieurs métropoles dynamiques et culturellement riches. Kigali, Accra ou Libreville affichent des ambitions urbaines et touristiques croissantes. Malgré ces efforts, aucune ville n’a franchi la barre du top 10 des meilleures villes au monde. Ce vide, année après année, ressemble à une porte qui reste obstinément fermée.
Les raisons possibles de cette absence récurrente
Plusieurs facteurs expliquent vraisemblablement cette absence persistante des villes africaines. D’abord, les infrastructures urbaines restent inégalement développées selon les régions. Ensuite, la stabilité politique demeure fragile dans plusieurs pays du continent.
De plus, les systèmes de santé peinent encore à atteindre les standards internationaux. Cependant, certaines villes progressent chaque année dans les classements régionaux spécialisés. Kigali, surnommée la ville la plus propre d’Afrique, séduit de nombreux visiteurs. Elle mise sur la sécurité, la propreté et une gouvernance urbaine ambitieuse. Néanmoins, ces efforts tardent encore à se traduire dans les palmarès mondiaux. Les experts appellent ainsi à davantage d’investissements dans les infrastructures africaines. Selon plusieurs analystes, ces investissements pourraient transformer durablement l’image du continent à l’international. L’éducation et la santé restent également des leviers prioritaires pour l’avenir. Ce retard, tel un fossé persistant, illustre les défis structurels du continent.
Les cinq autres villes du classement mondial
Cinq autres métropoles complètent ce classement prestigieux et convoité des 10 meilleures villes au monde. Genève, Ōsaka, Adélaïde, Vancouver et Tokyo ferment ainsi ce top 10 mondial. Chacune incarne, à sa façon, un modèle urbain enviable. Aucune de ces villes ne se situe sur le sol africain. Ce constat relance donc le débat sur l’inclusion des métropoles africaines. Les organisateurs devront peut-être adapter certains critères aux réalités locales. En attendant, l’Afrique continue de rêver d’une place parmi les élus. Le continent regorge pourtant d’atouts culturels, humains et naturels considérables et variés. Espérons sincèrement que les prochaines éditions ouvriront enfin la porte à l’Afrique tout entière.









