Le Média International
Publicité
  • GABON
    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Société
    • Justice
  • MONDE
    • Afrique
    • Europe
    • FRANCE
    • Amérique
      • Amérique du Nord
      • Amérique du Sud
    • Asie
      • Asie orientale
      • Asie
      • Moyen-Orient
    • Océanie
  • ENTRETIEN
  • Entreprises
  • PERSONNALITÉ
  • Environnement
  • SPORTS
  • TECHNOLOGIE
  • ANALYSES
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • GABON
    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Société
    • Justice
  • MONDE
    • Afrique
    • Europe
    • FRANCE
    • Amérique
      • Amérique du Nord
      • Amérique du Sud
    • Asie
      • Asie orientale
      • Asie
      • Moyen-Orient
    • Océanie
  • ENTRETIEN
  • Entreprises
  • PERSONNALITÉ
  • Environnement
  • SPORTS
  • TECHNOLOGIE
  • ANALYSES
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Le Média International
Aucun résultat
Afficher tous les résultats
Accueil GABON Politique

Article 64 au Gabon : quand critiquer le gouvernement peut vous rendre apatride

Roland Olouba Oyabi by Roland Olouba Oyabi
mars 27, 2026
en Politique
0
Article 64 du Code

Revocation de la nattionalité gabonaise en cas de critique de l'action gouvernementale © Lemedia, image intelligence artificielle

Partager sur FacebookPartager sur XPartager sur LinkedInPartager sur Whatsapp

Il suffit d’un décret. Pas de tribunal, pas d’avocat, pas de procès. Un simple texte signé au sommet de l’État, et un citoyen gabonais cesse d’être gabonais. Ce n’est pas une dystopie littéraire. C’est la réalité juridique instaurée par l’article 64 du nouveau Code de la nationalité gabonaise, promulgué le 26 février 2026. Un article dont l’onde de choc dépasse largement les frontières du Gabon.

Une disposition qui transforme la nationalité en privilège révocable

Dans la plupart des démocraties, la nationalité est un droit fondamental, protégé par des garanties constitutionnelles et des conventions internationales. Au Gabon, l’article 64 en fait désormais une récompense conditionnelle. Tout citoyen reconnu coupable de mener des « actions subversives et déstabilisatrices contre le gouvernement » peut être présumé avoir renoncé à sa nationalité , et la perdre de plein droit, par décret présidentiel. La citoyenneté, hier bouclier, devient aujourd’hui otage.

« Subversif » : un terme sans définition, un blanc-seing pour l’arbitraire

C’est précisément l’absence de définition du mot « subversif » qui cristallise les inquiétudes des juristes et des défenseurs des droits humains. Aucune ligne du texte ne circonscrit ce que recouvre cette notion. Cette lacune n’est pas une maladresse légistique : elle est une invitation à l’arbitraire, un espace délibérément vide que chaque gouvernement pourra remplir à sa discrétion. Bernard Christian Rekoula, militant de la société civile gabonaise exilé en France, l’a exprimé avec une lucidité glaçante : contester un gouvernement par des moyens légaux, c’est précisément le rôle de l’opposition , et ce texte en fait potentiellement un délit.

Une menace qui s’étend bien au-delà de la diaspora

L’article 64 du Code ne vise pas uniquement les Gabonais naturalisés ou établis à l’étranger. Il concerne l’ensemble des détenteurs de la nationalité gabonaise, y compris ceux nés sur le sol national. Le militant qui manifeste à Libreville, le journaliste qui documente des abus depuis son quartier, l’activiste qui prend la parole sur les réseaux sociaux : tous entrent désormais dans le périmètre de ce texte. L’État voit, l’État entend, et désormais, l’État peut frapper vite.

La disposition vise également tout Gabonais occupant un emploi dans une armée étrangère ou une organisation internationale « dont les activités sont contraires aux intérêts du Gabon ». Qui définit ces intérêts ? Le gouvernement lui-même, seul arbitre de ce qui menace ou non sa survie. Une clause de style contre l’apatridie figure bien dans le texte, mais elle ressemble davantage à un alibi rhétorique qu’à une protection effective.

Du droit civil à la répression politique : une frontière dangereusement effacée

Ce qui rend l’article 64 particulièrement redoutable, ce n’est pas sa brutalité apparente. C’est sa sophistication. Il ne se présente pas comme un outil de répression. Il se drape dans le langage froid et neutre du droit civil, masquant sous une apparence de légalité ce qui s’apparente en réalité à de la politique pénale. En habillant la punition d’un costume juridique, il lui confère une légitimité de façade, et c’est précisément ce vernis qui le rend si dangereux pour les libertés fondamentales.

La communauté internationale est désormais interpellée. Quand un État retire à ses citoyens leur identité pour les punir de penser différemment, ce n’est plus une affaire intérieure. C’est une affaire de droits humains.

Mot-cle: Article 64codegabonmailinfos.comjournalgminationalité
Article précédent

Gabon : la BAD engage 600 milliards FCFA en dix ans, mais des retards inquiètent

Article suivant

Au-delà du tennis: Rafael Nadal, nouveau docteur honoris causa de la prestigieuse UPM de Madrid

Roland Olouba Oyabi

Roland Olouba Oyabi

Roland Olouba Oyabi, journaliste contributeur au journal Le Média

ArticlesSimilaires

Me Jean-Paul Moumbembé
Politique

Affaire Bilie-By-Nze : « Il a le moral haut car il sait qu’il n’a rien fait », confie son avocat

avril 25, 2026
Eugène Mba
Politique

Gabon : Eugène Mba élu maire central de Libreville avec 98,68 % des voix

avril 24, 2026
Affaire Bilie-By-Nze
Politique

Affaire Bilie-By-Nze : son avocate démonte les charges et dénonce une arrestation illégale

avril 19, 2026
Alain Claude Bilie By Nze
Politique

Gabon : l’incarcération de Bilie By Nze, premier ex-Premier ministre emprisonné, secoue la transition politique

avril 18, 2026
Article suivant
Rafael Nadal

Au-delà du tennis: Rafael Nadal, nouveau docteur honoris causa de la prestigieuse UPM de Madrid

campagne au Bénin

Présidentielle au Bénin : lancement officiel de la campagne

La raffinerie Dangote

La raffinerie Dangote s'impose comme bouclier énergétique de l'Afrique face à la crise du Moyen-Orient

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Le Média International

Média International est un journal de perspective globale et aux origines gabonaises.

Notre signature : "Décrypter le monde, révéler l’essentiel"

Suivez-Nous

Naviguer par catégorie

  • Afrique
  • Amérique du Nord
  • Amérique du Sud
  • Analyses
  • Asie
  • Culture et découverte
  • Économie
  • Éducation
  • Entreprises
  • ENTRETIEN
  • Environnement
  • Europe
  • Faits divers
  • France
  • GABON
  • Justice
  • Monde
  • Moyen-Orient
  • PERSONNALITÉ
  • Points de vue
  • Politique
  • Religion
  • Société
  • SPORTS
  • TECHNOLOGIE
  • Tribune Libre

Actualité récente

L’actrice Victoria Inyama

« L’excision féminine est la meilleure chose qui me soit arrivée », dixit Victoria Inyama  actrice de Nollywood

avril 27, 2026
INSAB

Gabon : Kossy et Zenaba lancent une filière manioc à l’INSAB pour former et employer les jeunes

avril 27, 2026
  • A propos
  • Politique de confidentialité
  • Nous contacter

© 2026 Le Media International - Tous droits réservés.

Aucun résultat
Afficher tous les résultats
  • GABON
    • Politique
    • Économie
    • Éducation
    • Société
    • Justice
  • MONDE
    • Afrique
    • Europe
    • FRANCE
    • Amérique
      • Amérique du Nord
      • Amérique du Sud
    • Asie
      • Asie orientale
      • Asie
      • Moyen-Orient
    • Océanie
  • ENTRETIEN
  • Entreprises
  • PERSONNALITÉ
  • Environnement
  • SPORTS
  • TECHNOLOGIE
  • ANALYSES

© 2026 Le Media International - Tous droits réservés.