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Accueil Points de vue

Violences en Afrique du Sud : Briser le cycle de la haine xénophobe

Face à la résurgence des violences xénophobes en Afrique du Sud, cet article de Mélissa Bendome interroge les fractures persistantes du continent et appelle à repenser solidarité, justice et coexistence au sein des sociétés africaines contemporaines

La Redaction by La Redaction
avril 28, 2026
en Points de vue
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Afrique du Sud

L'experte Mélissa Bendome en médaillon © Montage de Le Média International

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Depuis plus d’une décennie, l’Afrique du Sud est confrontée à des épisodes récurrents de violences visant des ressortissants africains. Déjà en 2008, des attaques d’une ampleur inédite avaient fait plus de 60 morts et déplacé des milliers de personnes. En 2015, de nouvelles vagues de violences ont éclaté à Durban et Johannesburg, ciblant notamment des commerçants originaires d’autres pays africains. Plus récemment, en 2019, des pillages et agressions ont de nouveau marqué les esprits, affectant des communautés nigérianes, éthiopiennes ou encore mozambicaines.

Ces événements, bien documentés, ne peuvent être considérés comme de simples incidents isolés. Ils révèlent des tensions profondes qui interrogent à la fois les dynamiques internes sud-africaines et les mécanismes de solidarité continentale.

L’Afrique du Sud occupe une place particulière dans l’imaginaire africain. Son histoire, marquée par la lutte contre l’apartheid et portée par des figures comme Nelson Mandela, en a fait un symbole de justice et de réconciliation. C’est précisément pour cette raison que les violences xénophobes qui s’y produisent suscitent une émotion particulière à travers le continent et même au-delà.

Face à ces tensions, certaines voix africaines ont exprimé des critiques sévères. L’opposant politique Julius Malema a ainsi déclaré : « Vous chassez un Nigérian qui vous offre cent emplois parce que vous préférez travailler pour un Blanc. Vous avez l’esprit de l’esclavage. Arrêtez de vous en prendre à vos futurs employeurs… Entreprenez, travaillez pour vous-même. »

Cette prise de position, volontairement provocatrice, illustre la diversité des lectures du phénomène. Si elle met en avant la question de l’entrepreneuriat et de l’autonomie économique, elle soulève aussi un débat plus large sur les perceptions, parfois biaisées, des dynamiques économiques locales. Elle rappelle surtout combien le sujet est sensible et nécessite d’être abordé avec nuance et responsabilité.

Face à ces situations, les autorités sud-africaines ont, à plusieurs reprises, condamné les violences et déployé des forces de sécurité pour rétablir l’ordre. Toutefois, ces réponses sont souvent perçues comme ponctuelles et insuffisantes pour traiter les causes profondes du phénomène. La répétition des crises donne le sentiment d’un cycle qui peine à être brisé durablement.

Du côté des institutions régionales, notamment l’Union africaine, les réactions sont restées relativement mesurées. Bien que des appels au calme et à la solidarité aient été formulés, beaucoup s’interrogent sur la capacité du continent à mettre en place des mécanismes concrets de prévention et de protection des citoyens africains, où qu’ils se trouvent en Afrique.

Il convient cependant d’aborder ces violences avec nuance. L’Afrique du Sud fait face à des défis socio-économiques importants : un taux de chômage élevé, des inégalités persistantes héritées de l’histoire, et une forte pression sur les services publics. Dans ce contexte, certains migrants africains, souvent engagés dans des activités entrepreneuriales ou dans le secteur informel, peuvent être perçus à tort comme des concurrents directs.

Plusieurs études ont montré que ces perceptions sont souvent déconnectées de la réalité économique globale, mais elles alimentent des frustrations locales. Il est donc essentiel de dépasser les lectures simplistes et de privilégier des approches fondées sur l’inclusion économique, l’éducation et la cohésion sociale.

Au-delà de ses frontières, l’impact de ces violences est réel. Elles affectent l’image de l’Afrique du Sud, mais aussi celle du continent dans son ensemble, en donnant l’impression de divisions internes profondes. Elles fragilisent également les relations diplomatiques entre États africains, comme en témoignent les tensions ponctuelles observées entre Pretoria et certains pays partenaires à la suite des épisodes de 2019.

Dans un contexte où des initiatives telles que la Zone de libre-échange continentale africaine visent à renforcer l’intégration, ces événements apparaissent en contradiction avec les ambitions collectives.

Il devient donc impératif d’agir à plusieurs niveaux. Les autorités sud-africaines gagneraient, par exemple, à mettre en place des unités de police spécialisées dans la prévention des violences communautaires dans des zones régulièrement touchées comme certains quartiers de Johannesburg ou de Durban, ainsi qu’à renforcer les poursuites judiciaires contre les auteurs de crimes xénophobes afin de lutter contre le sentiment d’impunité. Des campagnes nationales de sensibilisation, associant médias et leaders communautaires, pourraient également contribuer à déconstruire les préjugés visant les migrants africains. Par ailleurs, un meilleur encadrement et un accompagnement des activités économiques informelles où coexistent souvent nationaux et ressortissants étrangers permettraient de réduire les tensions liées à la concurrence perçue.

Parallèlement, les institutions africaines, notamment l’Union africaine, pourraient jouer un rôle plus actif en mettant en place un mécanisme continental d’alerte précoce spécifique aux violences xénophobes, sur le modèle de leurs dispositifs de prévention des conflits. Elles pourraient également organiser des missions d’observation et de médiation lors des périodes de tensions, ou encore promouvoir des accords bilatéraux entre États pour mieux protéger les ressortissants africains à l’étranger.

Enfin, le développement de programmes éducatifs et culturels panafricains incluant les échanges universitaires, les initiatives médiatiques conjointes et des campagnes valorisant l’histoire des solidarités africaines permettrait de réancrer concrètement les valeurs de cohésion et d’unité à l’échelle du continent, dans l’esprit de l’Ubuntu, cette philosophie africaine fondée sur l’idée que « je suis parce que nous sommes » et qui place l’humanité, la solidarité et l’interdépendance au cœur du vivre-ensemble.

Pour conclure, l’enjeu dépasse la seule Afrique du Sud. Il concerne la capacité du continent à construire un espace commun fondé sur la solidarité, la sécurité et le respect mutuel.

 

Melissa BENDOME

Communicatrice

Expert Paix et Sécurité, Prévention et gestion des conflits

 

Mot-cle: actesafrique du sudétrangersjournallmiLemediainternationallemediainternational.comviolencesxénophobie
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