Des milliers de Gabonais vont bientôt tenir entre leurs mains un document longtemps inaccessible : leur titre de propriété. Le 28 avril 2026, le ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre a transmis 6 587 nouvelles décisions de cession à la Conservation de la Propriété Foncière et des Hypothèques. Ajoutés aux 5 224 dossiers de la première vague de février 2026, ce sont désormais 11 811 familles gabonaises dont la situation foncière est officiellement régularisée, en moins de quatre mois.
Une attente interminable enfin soldée
Au Gabon, obtenir un titre de propriété relevait jusqu’ici d’un véritable parcours du combattant. Des familles entières occupaient leurs terrains sans aucun document officiel attestant leurs droits, leurs dossiers dormant dans les archives administratives depuis parfois plusieurs décennies. L’opération de Régularisation Foncière de Masse (RFM), pilotée par le ministère sous la direction du ministre Mays Mouissi, vise précisément à clore ce chapitre douloureux de l’histoire administrative gabonaise.
La transmission du 28 avril concerne deux catégories distinctes de bénéficiaires. D’un côté, 3 587 dossiers traités par l’Agence Nationale de l’Urbanisme, des Travaux Topographiques et du Cadastre (ANUTTC), dont 850 personnes dont les décrets avaient été signés avant même la création de l’agence, et 2 737 usagers dont les dossiers étaient complets mais n’avaient jamais reçu de suite administrative.
Des milliers de familles SNI enfin reconnues propriétaires
La seconde catégorie concerne 3 000 actes liés à la Société Nationale Immobilière (SNI). Parmi eux, 500 acquéreurs de logements dans des lotissements SNI attendaient leur titre depuis plusieurs années, et 2 500 familles installées sur des terrains appartenant à cet organisme public voient leur situation officiellement clarifiée.
Ces régularisations représentent bien plus qu’une opération administrative. Elles constituent la reconnaissance légale d’un droit fondamental longtemps confisqué par les lenteurs bureaucratiques. Désormais, ces familles disposent d’un document officiel, leur titre de propriété, leur permettant d’accéder au crédit bancaire, de sécuriser leur patrimoine et de transmettre leurs biens en toute légalité.
Un rythme dix fois supérieur à l’année précédente
Pour mesurer l’ampleur de la rupture opérée, un indicateur suffit : le volume traité en quatre mois représente dix fois ce qui avait été accompli sur l’ensemble de l’année 2025. Un écart saisissant qui traduit une volonté politique inédite de transformer en profondeur l’administration foncière gabonaise.
Le mouvement n’est pas achevé. Environ 5 000 dossiers supplémentaires sont en cours de finalisation et seront transmis à la Conservation Foncière dans les prochaines semaines. À ce rythme soutenu, l’opération RFM pourrait franchir le seuil de 17 000 dossiers traités avant la mi-2026, établissant un record absolu pour l’administration gabonaise.
Une ambition présidentielle traduite en actes concrets
Derrière ces résultats se dessine une ambition politique clairement portée par le président Brice Clotaire Oligui Nguema : garantir à chaque Gabonais, à Libreville comme en province, une reconnaissance officielle et sans délai de ses droits de propriété. Un engagement social fort, désormais traduit en actes tangibles, qui place la sécurisation foncière au rang des priorités structurelles du renouveau national.
Source : Ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre du Gabon — 28 avril 2026











