Le rapport d’octobre 2026 passe 195 économies au crible. La RDC y occupe le 190e rang mondial. Seuls le Yémen, le Tchad, la République centrafricaine, le Niger et la Somalie ferment la marche.
Cet indice ne mesure pas la richesse du sous-sol. En revanche, il jauge la « capacité à transformer ses ressources en production et en développement ». Ainsi, il s’appuie sur 43 indicateurs qui couvrent huit composantes.
Un déséquilibre criant entre richesses et routes
D’un côté, le capital naturel culmine à 43,7 points. De l’autre, le transport s’effondre à 8,7 points. Le premier score dépasse donc cinq fois le second. Le contraste frappe autant qu’un fleuve sans pont.
Par ailleurs, l’énergie plafonne à 15,4 points. Les institutions obtiennent 19,7 points, tandis que le capital humain atteint 20,8 points. En somme, le pays possède le potentiel, mais il manque les leviers.
Une seule lueur : la transformation structurelle
À l’inverse, la transformation structurelle signe le meilleur résultat congolais, avec 44 points. Cette performance offre une lueur d’espoir dans un tableau sombre.
Toutefois, ces écarts révèlent la difficulté de convertir les ressources en capacités économiques élargies. De plus, le rapport « n’établit pas de relation de causalité » entre les faiblesses.
Une trajectoire en dents de scie depuis 2021
Entre 2021 et 2023, le score progresse de 19,8 à 22,7 points. Ensuite, il recule légèrement à 22,6 points en 2024. La courbe avance donc comme un pas de danse hésitant de la RDC.
Par ailleurs, ce document présente la troisième génération de l’indice. La Cnuced a diffusé les données de 2024 le 31 octobre 2025. Enfin, elle reconnaît que les données restent limitées. Elle estime donc certaines valeurs manquantes par des méthodes statistiques.
Huit piliers pour passer de la rente à la production
Les huit composantes dressent un portrait complet de l’économie. Elles couvrent le capital naturel, le capital humain, l’énergie et les technologies de l’information. Elles incluent aussi les institutions, le secteur privé, la transformation structurelle et le transport.
Ainsi, chaque pilier compte. Une mine sans route reste donc un trésor enfoui. De même, une centrale sans réseau ne nourrit aucune usine.
Un diagnostic plutôt qu’un verdict
Finalement, la Cnuced recommande de voir l’indice comme un « outil de diagnostic » des obstacles à la transformation économique. Pour la RDC, le message s’impose alors avec force. Transport, énergie et institutions doivent progresser avant que les richesses nourrissent une prospérité durable pour l’ensemble des Congolais.









