Le Gabon a clairement choisi son camp pour la FAO. Il soutient la candidature de Josefa Leonel Correia Sacko, présentée par l’Angola. Elle vise donc le poste de directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Le mandat concerné couvre précisément la période 2027-2031.
Le Conseil des ministres délocalisé de Port-Gentil a entériné cette décision. Ainsi, le pays apporte officiellement sa voix à une candidature africaine. Cet appui compte, car chaque soutien pèse dans une élection internationale. Le Gabon joue donc sa carte avec conviction. Le pays affiche sa solidarité continentale.
Un parcours ancré dans l’agriculture
Josefa Sacko est aujourd’hui Commissaire à l’Économie rurale et à l’Agriculture de la Commission de l’Union africaine. Elle dispose d’une solide expérience dans l’agriculture et la coopération internationale. Ce profil nourrit sa candidature, comme une bonne récolte nourrit tout un village. Son parcours s’étend sur plusieurs institutions.
Elle a notamment été conseillère spéciale du ministre angolais de l’Agriculture. Ensuite, elle a aussi dirigé l’Organisation interafricaine du café (OIAC) pendant 13 ans, comme secrétaire générale. Durant cette période, elle supervisait l’économie du café dans 25 pays africains producteurs. Voilà un très long apprentissage de terrain.
Une vision pour la sécurité alimentaire
Elle entend mettre « l’expérience, l’innovation et la résilience de l’Afrique » au service de solutions mondiales. Cette formule résume une ambition à l’échelle de la planète. Ces solutions visent les défis de la sécurité alimentaire. Ainsi, elle veut faire de l’Afrique un moteur, non un spectateur.
Par conséquent, sa campagne mise résolument sur un continent qui propose des réponses concrètes. Elle place la résilience au cœur de son discours. De plus, son message s’adresse à tous les pays membres. Chacun peut y trouver sa part de la récolte. Son bilan africain appuie ce discours.
Rendez-vous en juillet 2027 à Rome
La FAO élira son prochain directeur général en juillet 2027 à Rome. Le poste appartient aujourd’hui au Chinois Qu Dongyu. Toutefois, son second mandat de quatre ans, obtenu en juillet 2023, touche à sa fin. Ce calendrier ouvre une fenêtre pour de nouvelles candidatures. La course s’ouvre donc vraiment.
Désormais, les soutiens africains comptent plus que jamais. Le Gabon a joué sa carte, et la candidate angolaise avance avec un dossier solide. D’ici juillet 2027, chaque voix pèsera très lourd. À Rome, la FAO dira si l’Afrique tiendra enfin les rênes de l’alimentation mondiale.








