Ottawa, le 25 août 2026.-Le Canada vient de frapper un grand coup économique. Après l’échec des négociations commerciales avec Washington, le gouvernement a dévoilé sa riposte. Le premier ministre Mark Carney avait promis « une réponse ciblée ». Désormais, cette promesse se concrétise pleinement.
Mardi matin, Ottawa a abattu ses premières cartes. Des centaines de produits américains subiront des contre-tarifs sévères. Ainsi, ces surtaxes atteindront 15 %, 25 % ou 50 % selon les catégories. Elles entreront en vigueur dès le 8 septembre prochain, à 0 h 01.
Concrètement, ces mesures touchent des marchandises évaluées à 27,6 milliards de dollars. Cette somme correspond exactement à la réplique promise par Mark Carney. En effet, le Canada applique une riposte dollar pour dollar. Le ministère des Finances a d’ailleurs publié un tableau détaillé. Il recense pas moins de 874 entrées différentes.
Trois paliers tarifaires selon les secteurs
Par ailleurs, certains secteurs écoperont d’une surtaxe de 15 %. Cela concerne les appareils agricoles, le caoutchouc et les plastiques. Les appareils de ventilation figurent également sur cette liste.
D’autres produits subiront un taux de 25 %. Cette catégorie inclut les véhicules automobiles et ferroviaires. Elle englobe aussi les appareils électroménagers, les poissons et les fromages.
Enfin, certains biens écoperont du taux maximal de 50 %. Ces contre-mesures ciblent précisément les secteurs où Washington exerce déjà une pression tarifaire.
Une enveloppe de 7,5 milliards pour amortir le choc
Toutefois, le gouvernement n’a pas seulement misé sur la riposte tarifaire. Il a également annoncé une aide massive de 7,5 milliards de dollars. Cette enveloppe vise à soutenir travailleurs et entreprises canadiennes.
Ainsi, 1,5 milliard sera versé à l’Initiative régionale de réponse tarifaire. Ce programme aidera les PME à gérer leurs pressions de liquidités. De plus, la Banque de développement du Canada recevra 500 millions supplémentaires. Ce financement soutiendra son programme « Pivoter pour se propulser ».
Le Fonds de diversification pour un Canada fort bénéficiera quant à lui de 2 milliards. Par ailleurs, le seuil de revenu minimal pour accéder aux aides bancaires a été abaissé à 1 million de dollars.
3,5 milliards pour les travailleurs canadiens
En complément, Ottawa injecte 3,5 milliards dans le soutien à l’emploi. Cette enveloppe finance plusieurs dispositifs concrets. D’abord, l’assurance-emploi bénéficiera d’un assouplissement temporaire prolongé. Ensuite, de nouveaux investissements renforceront la formation en milieu de travail.
Le site GuichetEmplois.gc.ca sera également amélioré. Un nouveau Programme de maintien à l’emploi verra aussi le jour. Il aidera les employeurs à conserver leur main-d’œuvre durant cette période difficile.
Un appel au patriotisme économique
Selon la ministre Mélanie Joly, ces mesures protégeront durablement l’économie nationale. Elle appelle par ailleurs les détaillants à afficher clairement l’origine canadienne des produits. Ainsi, les consommateurs pourront faire des choix plus éclairés.
Le ministre François-Philippe Champagne insiste également sur le pouvoir citoyen. Selon lui, chaque achat compte dans cette bataille économique. Il encourage donc les Canadiens à privilégier les produits nationaux.
D’ailleurs, Mélanie Joly rappelle que les tarifs américains dépassent l’acier et l’aluminium. Ils touchent désormais l’épicerie, les boissons, même les bâtons de hockey. Cette diversification des cibles inquiète particulièrement les autorités canadiennes.
Une économie qui se veut plus résiliente
Enfin, ce plan ambitieux vise un objectif clair. Bâtir une économie canadienne plus forte et plus diversifiée. Face à l’incertitude commerciale persistante, Ottawa mise sur la solidarité nationale. Cette stratégie combine fermeté tarifaire et soutien économique massif.









