Le 24 mai 2026, Romuald Wadagni prête serment devant la Cour constitutionnelle du Bénin . Il devient officiellement le nouveau président de la République. Vêtu d’un costume sombre et d’une cravate bleue, il lève la main droite. Il s’engage à respecter et défendre la Constitution, à servir l’intérêt général. Douze coups de canon marquent solennellement cet instant historique. Le chef d’état-major lui remet ensuite le drapeau national. Wadagni reçoit également le titre de Grand maître des ordres nationaux.
Par le journaliste Roland Olouba Oyabi
Un succès électoral sans précédent
Romuald Wadagni remporte l’élection du 12 avril avec environ 94 % des suffrages. Ce score historique illustre une adhésion populaire massive. Son adversaire, Paul Hounkpe, subit une défaite nette. L’opposition principale, le parti Les Démocrates, ne participe pas au scrutin. Des difficultés administratives et des dissensions internes expliquent cette absence. Ainsi, Wadagni hérite d’un mandat à la légitimité incontestable. Il succède à Patrice Talon, son ancien supérieur politique, dans une continuité institutionnelle marquée.
Un cap économique ambitieux et inclusif
Ancien ministre de l’Économie et des Finances, Wadagni affiche un bilan solide. Il réduit le déficit public à environ 3 % du PIB. Il assainit également les finances de l’État avec méthode. Devant des anciens présidents comme Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi, il définit sa vision. Il promet une croissance économique qualifiée d’inclusive. Cette croissance doit bénéficier à chaque famille
béninoise. Seize délégations étrangères assistent à cet engagement solennel. La communauté internationale marque ainsi son intérêt pour la trajectoire du Bénin.
Sécurité au nord : une riposte ferme annoncée
Le nouveau président aborde directement la menace jihadiste dans le nord du pays. Des groupes affiliés à l’État islamique et à Al-Qaïda opèrent dans la région. Romuald Wadagni promet une réponse ferme et sans complaisance face à ces attaques. Il affirme que le Bénin ne cédera ni à la peur ni à la résignation. Cette déclaration intervient dans un contexte d’instabilité régionale croissante. Le Sahel traverse une période de tensions profondes. Le président entend protéger chaque citoyen béninois sur l’ensemble du territoire.
Une diplomatie régionale stratégiquement recalibrée
La cérémonie prend une dimension diplomatique forte. Le Togo, le Nigeria, le Burkina Faso et le Niger envoient leurs représentants. Une délégation française est également présente. Des membres de l’Alliance des États du Sahel participent aux festivités. La présence du Premier ministre nigérien, Ali Mahaman Lamine Zeine, retient l’attention. Les analystes l’interprètent comme un signe d’apaisement bienvenu. Les relations entre Cotonou et les régimes militaires sahéliens restaient tendues jusqu’ici. Wadagni ouvre ainsi un dialogue pragmatique avec ses voisins. Il place la diplomatie au cœur de sa stratégie présidentielle dès le premier jour.









