Israël a annoncé la semaine dernière la nomination officielle d’un représentant diplomatique auprès du Somaliland, territoire autoproclamé indépendant depuis 1991 mais non reconnu par la communauté internationale. Cette décision fait suite à la reconnaissance formelle du Somaliland par Israël en décembre dernier, une première parmi les États membres de l’ONU, et intervient dans un contexte de renforcement des liens bilatéraux entre les deux entités.
Points clés
Reconnaissance israélienne
Décembre 2025 — 1er État membre ONU
Indépendance déclarée
1991 — non reconnue internationalement
Membres OCI
57 États, dont Arabie Saoudite, Égypte, Algérie
Position somalienne
Le Somaliland considéré territoire intégrant En réponse, les ministres des Affaires étrangères des 57 États membres de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) ont publié un communiqué conjoint condamnant avec fermeté cette nomination. Parmi les signataires figurent l’Arabie Saoudite, l’Égypte, la Somalie, le Liban et l’Algérie. L’organisation qualifie cette démarche de violation directe de la souveraineté, de l’unité et de l’intégrité territoriale de la Somalie, et rappelle l’impératif du respect du droit international et de la Charte des Nations unies.
L’OCI exige le respect du droit international et des principes fondamentaux inscrits dans la Charte des Nations unies face à ce qu’elle qualifie d’ingérence dans les affaires intérieures somaliennes.
La Somalie, qui n’a jamais accepté la sécession du Somaliland, réitère sa position : le territoire nordiste demeure, selon Mogadiscio, une région intégrante de la République fédérale somalienne. Cette nomination israélienne est ainsi perçue comme une reconnaissance implicite supplémentaire de facto, renforçant le rapprochement stratégique entre Tel-Aviv et Hargeisa, capitale du Somaliland.
Ce développement diplomatique s’inscrit dans un contexte de repositionnement d’Israël sur le continent africain, cherchant à établir des partenariats alternatifs dans une région à fort enjeu géostratégique — notamment en raison de la position du Somaliland sur le golfe d’Aden, axe maritime mondial de premier plan.











