Mardi, le Wall Street Journal lève un coin du voile. Selon le quotidien, Elon Musk aurait lui-même ordonné de brider Starshield en Ukraine. Ainsi, la vitesse de connexion des équipements ukrainiens serait plafonnée. Certains drones de Kiev deviendraient alors inutilisables. Le signal tombe au moment où chaque minute de connexion compte.
Le journal s’appuie sur des responsables américains anonymes. Il cite aussi des personnes au fait du dossier. Aucune de ces sources n’a pourtant été nommée publiquement. Le dossier prend une couleur politique. Pourtant, le milliardaire désigne un autre capitaine. À l’entendre, la décision finale reviendrait à Donald Trump.
Trois démentis pour une seule énigme
Le chef du Pentagone, Pete Hegseth, écarte toute consigne de son ministère. Selon lui, rien n’a changé. Il assure n’avoir donné aucune directive. Il l’a déclaré sans détour. Ce démenti claque comme une porte refermée.
De son côté, Donald Trump avait déjà plaidé non coupable vendredi. Il affirmait ne pas avoir réclamé la moindre restriction. Il doutait même qu’Elon Musk en soit l’auteur. Chacun renvoie donc la balle à l’autre. Ces mots, brefs et secs, résonnent comme une fin de non-recevoir.
Un fil vital pour le front
Pour Kiev, ce réseau est un cordon ombilical. L’Ukraine utilise Starshield pour ses communications sur le champ de bataille. Elle lui confie aussi ses frappes à moyenne portée contre des territoires occupés. Ses drones intercepteurs en dépendent également. Sans lui, les lignes de communication se fragiliseraient vite. Les enjeux dépassent donc largement la technique.
Par ailleurs, le pays recourt au système civil Starlink, lui aussi exploité par SpaceX. Les autorités ukrainiennes jugent ce réseau crucial pour repousser l’invasion russe. Un ralentissement agit donc comme un brouillard sur les écrans de commandement. Chaque seconde de latence peut décider d’une interception.
Un calendrier qui intrigue
La semaine dernière, Kiev a signalé une capacité de connexion limitée. Cette alerte est survenue peu après des critiques de Donald Trump. Le président reprochait à l’Ukraine de viser les raffineries de pétrole russes. La coïncidence nourrit les soupçons. Le doute plane donc sur le moment choisi.
Entre-temps, Elon Musk a lancé sa propre version sur X. Selon lui, le gouvernement américain possède et contrôle les systèmes Starshield. Dès lors, toute limite viendrait de l’armée et du président. Cette thèse place la balle dans le camp de Washington. Reste à savoir qui dit vrai.
Entre progrès diplomatiques et rempart européen
Dans la tempête, des signes d’ouverture existent. Zelensky et les émissaires de Trump saluent des progrès, malgré les tensions. Ces échanges prouvent que les ponts ne sont pas tous coupés. Ainsi, le dialogue ne serait pas rompu. Toutefois, la méfiance s’installe sur le terrain.
Du côté européen, l’aide reste possible, mais incomplète. L’Europe n’est pas en mesure de remplacer Starlink. Elle se dit pourtant prête à soutenir Kiev. Cette promesse n’équivaut pas à une constellation de rechange. Le vide laissé par SpaceX demeure difficile à combler.
Washington et Kiev, un dialogue sous tension
Les relations se sont de nouveau fortement crispées. Donald Trump a réclamé le remplacement de Volodymyr Zelensky, après ses vives critiques de l’accord américano-russe sur le diesel. En attendant des réponses claires et vérifiables, une question reste entière : qui tient réellement la manette ?






