Raphaël Glucksmann a remporté la primaire de la gauche sociale-démocrate dès le premier tour. Il obtient 66,17 % des voix, soit 79 613 suffrages. Ainsi, l’eurodéputé devient le candidat de son camp pour la présidentielle. Place publique savoure aussi ce résultat très net et très symbolique.
Olivier Faure subit en revanche une lourde défaite, avec 14,46 % des suffrages. Le Parti socialiste n’aura pas de candidat issu de ses rangs. Pourtant, le premier secrétaire devra désormais soutenir son vainqueur, comme les autres candidats. Cette situation est inédite dans toute l’histoire du parti.
Les outsiders loin derrière
Ségolène Royal, qui avait affiché son hostilité envers le vainqueur, n’obtient que 7,62 % des voix. Les députés Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel recueillent chacun un peu moins de 6 %. Tous deux faisaient figure d’outsiders pendant cette campagne. En effet, ils soutiendront le candidat désigné.
Quelque 120 787 votants se sont exprimés sur 134 456 inscrits. Le scrutin, entièrement électronique, a pourtant subi une cyberattaque vendredi matin. Cette attaque a ralenti les connexions à la plateforme dédiée au vote. Par conséquent, les organisateurs ont prolongé le vote jusqu’à dimanche soir.
Faure sur la sellette
La question du maintien d’Olivier Faure à la tête du PS se pose aujourd’hui. Raphaël Glucksmann esquive pourtant le sujet, car il n’est pas cadre du parti. En revanche, le député Philippe Brun évoque un plébiscite contre Olivier Faure. Il l’invite à en tirer les conséquences.
Raphaël Glucksmann a aussi été enfariné dimanche soir en quittant La Cantine de Belleville. Il y avait réuni ses soutiens pour fêter sa victoire. Le lendemain, il était l’invité de France Inter. Là, il a présenté la primaire comme un tremplin contre le défaitisme à gauche.
Une ligne politique jugée tranchée
Selon lui, le débat sur la ligne et les alliances est désormais clos. Il refuse toujours tout rapprochement avec La France insoumise. Un tel écart, estime-t-il, interdit de revenir sur cette question. Néanmoins, sa famille politique reste divisée sur ce sujet et devra se rassembler.
Le candidat tend aussi la main aux Écologistes. Il affirme vouloir travailler avec eux. En outre, il invite François Hollande et Bernard Cazeneuve au combat commun. Cependant, il les met en garde, car la situation reste grave. Selon lui, seul l’intérêt général doit compter désormais.
Les enjeux pour la présidentielle
Cette primaire place Raphaël Glucksmann au centre du jeu à gauche. Son score très net lui donne une légitimité forte auprès de sa famille politique. Par ailleurs, la participation atteint environ 90 % des inscrits. Ce taux élevé renforce la portée du résultat obtenu dimanche.
Reste à savoir si la gauche se rassemblera derrière lui. En effet, les divergences sur les alliances n’ont pas disparu. Les prochaines semaines diront si son pari de la rupture fonctionne. Ensuite, il devra convaincre au-delà de son camp. Le défi reste donc très grand.
Ce qu’il faut retenir
Raphaël Glucksmann remporte la primaire avec 66,17 % des voix. Olivier Faure essuie une lourde défaite. Désormais, le candidat doit rassembler une gauche divisée sur les alliances. En conclusion, son score net lui offre un tremplin, mais l’unité reste encore à construire avant la présidentielle.








