Un établissement public gabonais démontre qu’une gouvernance rigoureuse paie économiquement. L’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (Agasa) affiche désormais des finances assainies. Ses recettes atteignent 2,9 milliards de FCFA sur l’exercice 2025. Cette performance représente une hausse remarquable de 21 % en un an. Concrètement, cette progression illustre un redressement salué au-delà des frontières gabonaises. En effet, plusieurs pays africains cherchent activement des modèles crédibles de gouvernance publique. Ainsi, l’expérience gabonaise pourrait inspirer d’autres agences régionales confrontées à des défis comparables. Ce redressement financier intervient après une crise interne particulièrement sévère. Auparavant, l’institution traînait une dette proche du milliard de FCFA. Ce passif accumulé fragilisait durablement la crédibilité financière de l’agence publique.
La transformation repose sur une méthode désormais scrutée par les experts. Jean Delors Biyogue Bi Ntougou a réorganisé entièrement les circuits financiers internes. Notamment, les paiements directs au Trésor public ont nettement réduit les fraudes internes. Par ailleurs, cette traçabilité renforcée rassure naturellement les partenaires économiques extérieurs. Selon plusieurs observateurs, ce type de réforme séduit les bailleurs internationaux. De plus, une gestion transparente facilite grandement l’accès à de futurs financements internationaux. Cette rigueur budgétaire pourrait ainsi renforcer la crédibilité économique du Gabon. Sur ce point, plusieurs analystes financiers saluent une trajectoire jugée exemplaire.
Des emplois créés malgré les tensions passées
Le redressement financier de l’Agasa s’accompagne d’un investissement humain conséquent. En 2025, cent jeunes Gabonais ont intégré l’agence en formation. Également, soixante-deux agents ont suivi des formations spécialisées en contrôle alimentaire. Cette dynamique renforce durablement les compétences locales en sécurité alimentaire, un secteur stratégique. Toutefois, une grève massive avait marqué le climat social en octobre 2025. Depuis, six semaines de dialogue ont permis d’apaiser les tensions internes. Aujourd’hui, la direction affirme que 90 % des agents soutiennent la réforme. Cette adhésion collective renforce, selon elle, la stabilité sociale de l’institution.
Une expertise désormais sollicitée à l’international
Ce redressement dépasse désormais le simple cadre budgétaire gabonais. L’agence s’impose progressivement comme une référence régionale en régulation alimentaire. D’ailleurs, plusieurs rencontres internationales sollicitent désormais son expertise reconnue en la matière. Cette reconnaissance pourrait, à terme, renforcer les exportations agroalimentaires du pays. Par conséquent, une régulation crédible protège aussi les consommateurs et les producteurs locaux. Elle sécurise également les échanges commerciaux liés à la chaîne alimentaire nationale. Certains défis subsistent néanmoins, notamment la maîtrise de la masse salariale. Malgré cela, la trajectoire budgétaire reste résolument positive pour l’institution. Plusieurs indicateurs internes confirment d’ailleurs la solidité de cette dynamique retrouvée.
Ce redressement de l’Agasa illustre donc le potentiel économique d’une gouvernance publique assainie. Pour l’Afrique centrale, l’exemple gabonais nourrit un débat prometteur sur la réforme institutionnelle. À terme, cette dynamique pourrait renforcer durablement la confiance des investisseurs régionaux. Une gouvernance publique assainie demeure, en définitive, un puissant levier économique.









