Ce vendredi 15 mai 2026, la Chambre d’accusation de Libreville a tranché. Elle a rejeté l’ensemble des recours de la défense. La juridiction a confirmé l’ordonnance de placement en détention préventive. Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre d’Ali Bongo Ondimba, reste donc en prison.
Une décision ferme qui douche les espoirs de la défense
Les avocats espéraient un regard strict et favorable du droit. Visiblement, la Cour avait d’autres lectures à proposer ce jour-là. Il semblerait qu’obtenir une liberté provisoire au Gabon exige plus qu’un simple recours. Quoi qu’il en soit, la juridiction a validé l’ordonnance initiale du juge d’instruction. En conséquence, aucune remise en liberté d’office n’a été accordée au président d’EPG.
Les faits : une créance vieille de 18 ans au cœur du dossier
L’affaire remonte au 15 avril dernier, lors de l’interpellation de Bilie-By-Nze par la DGR. Par la suite, le Parquet a précisé les charges : abus de confiance et escroquerie. Les faits reprochés concernent le non-remboursement présumé de 5 millions de FCFA. Cette créance daterait de 2008, liée au préfinancement d’un festival culturel national.
Selon ses partisans, le mis en cause ne représente aucun danger pour l’ordre public. Ils soulignent, par ailleurs, qu’il offre toutes les garanties de représentation sur le territoire. Néanmoins, la Chambre a invoqué la préservation de l’ordre public pour justifier ce maintien.
La cassation, seule voie encore ouverte ?
Désormais, une seule question occupe les esprits : la défense va-t-elle se pourvoir en cassation ? Pour l’heure, aucune annonce officielle n’a été faite en ce sens. Toutefois, l’EPG a d’ores et déjà mandaté un cabinet d’avocats français. Celui-ci est chargé de porter l’affaire devant les instances régionales et internationales.
En parallèle, le parti appelle à une large mobilisation nationale et au sein de la diaspora. Il avertit également que le temps du silence est désormais révolu. Pendant ce temps, Alain-Claude Bilie-By-Nze demeure à la maison d’arrêt de Libreville. Le feuilleton judiciaire, lui, est loin d’être clos.









