L’est de la République démocratique du Congo (RDC) saigne encore. En deux jours à peine, des attaques rebelles ont coûté la vie à 36 civils. Les Forces démocratiques alliées, affiliées à l’État islamique, sont désignées responsables. Ces violences ravagent des villages déjà meurtris par des années de conflit.
Deux provinces frappées en quarante-huit heures
Les attaques ont touché plusieurs localités de la RDC entre le Nord-Kivu et l’Ituri. Au moins 21 personnes ont péri près de Beni-Mbau depuis mardi. Deux jours plus tard, jeudi, 15 autres victimes tombaient à Biakato, en Ituri. Ces deux provinces constituent le théâtre principal des violences des ADF depuis des années.
Des témoins décrivent des scènes d’une brutalité extrême. Les assaillants ont surpris les habitants dans leurs foyers. Ils ont utilisé des armes à feu et des machettes. Parmi les victimes figurent des femmes et au moins un enfant. Plusieurs personnes demeurent portées disparues.
Qui sont les ADF, ce groupe redouté à l’est du Congo ?
Les ADF sont à l’origine un mouvement rebelle ougandais. Ils ont prêté allégeance à l’État islamique il y a plusieurs années. Depuis lors, ils opèrent principalement au Nord-Kivu et en Ituri. Leur zone d’action borde les frontières avec l’Ouganda et le Rwanda.
Leur mode opératoire est rodé : attaques nocturnes, massacres et enlèvements. Les populations rurales isolées en sont les premières victimes. Malgré les opérations militaires EN rdc.









