Le président Brice Clotaire Oligui Nguema a remanié le gouvernement gabonais hier en fin d’après-midi. Le bilan compte huit entrants et cinq sortants. Ainsi, l’équipe passe de 29 à 32 ministres. Cette décision vise à relancer la dynamique économique du pays. L’équipe élargie compte désormais trois ministres de plus qu’auparavant. Le chef de l’État entend la mettre au travail sans attendre.
En effet, la crise internationale a ralenti plusieurs projets nationaux. Par conséquent, le chef de l’État gabonais souhaite remettre chaque ministre face à ses responsabilités. Ce réajustement répond donc aux enjeux de l’heure. Il concerne surtout les chantiers structurants et un développement en perte de vitesse. Les autorités attendent des résultats concrets sur le terrain, au bénéfice de toutes les populations gabonaises.
Des ministères clés confiés à de nouveaux visages
Plusieurs portefeuilles sensibles changent de titulaire. D’abord, Olivier Moukocko prend l’Accès universel à l’eau et à l’énergie. Ensuite, Jacqueline Ilogue épouse Bignoumba dirige l’Éducation nationale. Ces deux responsables devront gérer des dossiers délicats. Leur action sera jugée au pied du mur, dans un contexte économique exigeant et incertain pour tous. Leur nomination marque un vrai tournant pour l’exécutif gabonais.
Parmi les huit entrants figurent aussi Lambert Mouvinde Millot, aux Travaux publics et à la Construction. De plus, Emmanuel Eyeghe Nze reçoit le Commerce, l’Industrie et la Transformation. Il devient également porte-parole du gouvernement. Enfin, Axel Jesson Ayenoue hérite du Tourisme durable et de l’Artisanat. Cette nouvelle architecture reflète la volonté de renouveler plusieurs visages importants du gouvernement.
Olivier Moukocko face à un dossier colossal
Natif de Moanda, dans le Haut-Ogooué, Olivier Moukocko hérite d’un portefeuille très sensible. Son arrivée devrait donc s’accompagner de décisions fortes. L’objectif est d’apporter l’eau et l’électricité sur tout le territoire. Il devra mettre en place des mécanismes adaptés et prendre des décisions fortes. Les Gabonais attendent désormais des actes visibles.
Par ailleurs, ce dossier figure parmi les plus attendus des Gabonais. Les populations espèrent des résultats rapides et durables. Cependant, la tâche demeure immense. Seule une action ferme permettra de tenir cette promesse. De tous les ministres, il aura sans doute le plus fort défi à relever.
Un rééquilibrage politique et géographique
La promotion des entrants répond à la cartographie géopolitique du pays. Ainsi, Axel Jesson-Denis Ayenoue, ancien maire du « bonheur », entre au gouvernement. Il appartient à l’ancien parti au pouvoir, le PDG. Son arrivée participe donc à l’équilibre politique entre ce parti et l’Estuaire. Cette nomination constitue un fait majeur de la recomposition de l’équipe gouvernementale. Ces nominations visent à satisfaire les équilibres régionaux du pays.
Il remplace vraisemblablement Camélia Ntoutoume-Leclercq, vice-présidente du PDG et députée de Ntoum. Par ailleurs, ce rééquilibrage a commandé d’autres promotions. Elles concernent Raïssa Nana-Ghogho, Georges Christian Waza et Stephen Olouna Mouba, entre autres. Le PDG et la province de l’Estuaire conservent ainsi une place dans l’équipe.
Une forte continuité des personnes, pas des portefeuilles
Le remaniement renouvelle un quart de l’équipe, soit un taux de 25%. Pourtant, il conserve plus de quatre membres sur cinq de l’équipe sortante, soit 82,8%. Cela traduit une forte continuité des personnes. Ces chiffres montrent que le chef de l’État privilégie la stabilité des hommes. Le gouvernement garde ainsi l’essentiel de son expérience acquise.
En revanche, seuls 46,9% des ministres occupent le même poste qu’au 1er janvier 2026. Autrement dit, la continuité des portefeuilles reste bien plus faible. Ainsi, les attributions évoluent nettement. Plusieurs ministres devront donc s’adapter à des périmètres nouveaux et plus larges. Cette situation illustre une réorganisation profonde de l’action gouvernementale.
Nouveaux ministères et décrets à venir
Enfin, la réforme crée désormais plusieurs nouveaux ministères. L’Environnement et le Climat ainsi que l’Enseignement technique deviennent des ministères distincts. Le Commerce rejoint l’Industrie, tandis que l’Environnement quitte les Eaux et Forêts. Ces changements appelleront de nouveaux décrets d’attributions et la révision des décrets d’organisation.









