Ce jeudi 18 juin, l’aube se lève sur le fracas des armes à Niamey, la capitale du Niger. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, branche sahélienne d’Al-Qaïda, frappe simultanément l’aéroport Diori Hamani et une base militaire voisine. Les premiers tirs éclatent à l’aube et se poursuivent pendant plusieurs heures. Dès lors, la capitale nigérienne bascule dans une matinée de chaos et d’effroi.
Un bilan lourd, une riposte immédiate
Selon le ministère de la Défense du Niger, onze soldats et deux civils perdent la vie dans l’assaut. Par ailleurs, les forces nigériennes neutralisent vingt-deux assaillants lors de l’opération. Les assaillants arrivent en taxi avant d’attaquer un poste de contrôle. Certains portaient des ceintures explosives, transformant chaque seconde en menace mortelle. Ainsi, une vingtaine de suspects tombent entre les mains des autorités, tandis que quatre personnes sont blessées.
L’aéroport sécurisé, le trafic perturbé
Dans un communiqué télévisé, le ministère de la Défense confirme qu’une vaste opération de ratissage reste en cours. En effet, les forces de sécurité traquent encore les derniers assaillants en fuite. Néanmoins, les autorités assurent que l’aéroport international du Niger est désormais entièrement sécurisé. Toutefois, plusieurs vols ont été retardés ou déroutés selon des sites de suivi aérien. La normalité revient, mais lentement, sous haute surveillance.
Une cible déjà frappée, des failles persistantes
Cette offensive intervient près de six mois après une précédente attaque sur ce même site stratégique. À l’époque, le groupe État islamique au Sahel avait revendiqué l’assaut. Pourtant, malgré le renforcement des mesures de sécurité, l’installation de centaines de caméras n’a pas suffi. L’extension du périmètre de protection n’a pas davantage découragé les groupes jihadistes. Désormais, l’aéroport de Niamey apparaît comme une cible récurrente et symbolique.
Une junte sous pression, une condamnation internationale
Au pouvoir depuis le coup d’État de 2023, le général Abdourahamane Tiani peine à enrayer cette spirale de violence. Les autorités nigériennes accusent une nouvelle fois la France de soutenir les assaillants. Paris rejette systématiquement cette accusation. Finalement, l’Union africaine et l’Union européenne condamnent fermement cette attaque. Elle illustre, une fois de plus, la dégradation persistante de la sécurité dans tout le Sahel.









