Lundi 22 juin, au MetLife Stadium de New Jersey, le Sénégal a subi sa deuxième défaite consécutive au Mondial 2026. Les Lions de la Teranga se sont inclinés face à la Norvège sur le score de 3-2, lors de la deuxième journée du Groupe I. Résultat : zéro point au compteur, une différence de buts à -3. Pourtant, la qualification pour les seizièmes de finale reste mathématiquement possible. Le chemin est étroit. Il n’est pas fermé.
Haaland irrésistible, Koulibaly en difficulté
Face à une Norvège portée par un Erling Haaland en grande forme, les hommes de Pape Thiaw ont subi la loi d’un collectif plus solide. Tout commence à la 43e minute. Marcus Pedersen ouvre le score, directement consécutif à une mauvaise relance de Kalidou Koulibaly. Au retour des vestiaires, Haaland enfonce le clou. C’est son troisième et quatrième but dans la compétition. L’inévitable attaquant norvégien a transformé chaque occasion en sentence. En face, les Lions n’ont jamais su l’éteindre.
Sarr, seul rescapé d’une soirée sombre
Dans ce tableau difficile, Ismaïla Sarr a tenté de garder les Lions en vie. L’ailier a signé un doublé, maintenant le suspense jusqu’au bout. Son second but, inscrit à la 90e+3, a relancé l’espoir une dernière fois. Toutefois, il n’a pas suffi à éviter la défaite. Sarr fut le seul éclair dans une nuit trop longue pour le Sénégal. Autour de lui, le collectif a manqué de tranchant, de présence et de solutions face au bloc norvégien.
La différence de buts, seule boussole des Lions
Le règlement du Mondial 2026 offre une porte de sortie. Pour la première fois, 48 nations s’affrontent en 12 groupes de quatre équipes. Les deux premiers de chaque groupe se qualifient directement. Mais les huit meilleurs troisièmes passent également au tour suivant. C’est précisément par cette porte que le Sénégal doit passer. Dès lors, la différence de buts devient la seule boussole des Lions. Chaque but inscrit et chaque but encaissé compteront double lors de la dernière journée.
Battre l’Irak, et de préférence largement
La troisième journée sera celle de la vérité. Le Sénégal n’a qu’une seule option : battre l’Irak. Pas seulement gagner — écraser. Un écart significatif est indispensable pour espérer figurer parmi les huit meilleurs troisièmes. En effet, la compétition entre les troisièmes sera féroce dans les douze groupes. Finalement, cette équipe sénégalaise, fragilisée mais vivante, devra puiser dans ses ressources les plus profondes. Un match, une chance, un destin à écrire face à l’Irak.









