Le Mali a subi samedi une nouvelle série d’attaques coordonnées. En effet, des groupes djihadistes ont agi aux côtés de combattants séparatistes touaregs. D’abord, plusieurs villes du nord et du centre ont été visées simultanément. Ensuite, un établissement pénitentiaire proche de Bamako a également été attaqué. Par ailleurs, ces offensives sont survenues vers cinq heures du matin. De plus, cette vague intervient deux mois après une précédente série d’attaques meurtrières. Ainsi, le ministre de la Défense avait déjà péri lors de ces événements. Enfin, l’armée malienne fait face à une pression sécuritaire persistante.
Par le journaliste Roland Olouba Oyabi
D’abord, des combats ont éclaté simultanément à Gao, Anefis et Aguelhok. Également, la ville de Sévaré a connu de fortes explosions matinales. Selon le porte-parole du FLA, plusieurs positions militaires seraient tombées. Toutefois, les combats se poursuivraient encore à l’intérieur d’Anefis. Un habitant a confirmé la présence de combattants dans cette localité. Néanmoins, l’armée malienne continuerait d’opposer une résistance sur place. Par conséquent, le camp militaire local n’aurait pas encore été capturé. Aussi, Anefis et Aguelhok restent parmi les derniers bastions militaires régionaux.
Kidal, symbole des tensions dans le nord malien
Rappelons que fin avril, des attaques massives avaient frappé cette même région. À cette occasion, les forces du FLA avaient conquis la ville stratégique de Kidal. Depuis, l’armée malienne peine à reprendre pleinement le contrôle territorial. De même, Gao a connu des tirs nourris près d’un camp militaire. Par ailleurs, des avions militaires ont survolé Sévaré durant les affrontements. Ainsi, l’origine exacte des explosions demeure encore incertaine à ce stade.
La prison de Kenieroba visée par les assaillants
Parallèlement, le complexe pénitentiaire de Kenieroba a été directement pris pour cible. Notamment, cette prison détient plusieurs combattants djihadistes capturés précédemment. Un détenu a témoigné d’une situation de grande confusion. En effet, les coups de feu se poursuivaient à l’intérieur de l’établissement. De surcroît, les prisonniers se seraient réfugiés sous leurs lits. Par conséquent, cette attaque illustre l’ampleur de l’offensive coordonnée. Finalement, la situation sécuritaire malienne reste extrêmement fragile et instable.
Une crise sécuritaire qui s’installe durablement
Globalement, cette nouvelle vague confirme l’intensification des attaques djihadistes au Mali. Malgré les efforts militaires, les groupes armés gagnent du terrain progressivement. Ainsi, les autorités maliennes devront réévaluer leur stratégie de défense territoriale. En définitive, cette crise préoccupe fortement la communauté internationale et régionale.









