Le ministre Jacques Fame Ndongo a réuni responsables universitaires et syndicats à Yaoundé. Cette concertation du 11 septembre visait à apaiser le climat social des campus. Trois dossiers majeurs ont ainsi guidé les échanges de la journée. Dette académique au Cameroun, allocation recherche et prestations universitaires étaient au menu. Plusieurs annonces concrètes promettent désormais une rentrée 2026-2027 sereine. Les autorités espèrent tourner la page des tensions passées.
Sur les 15,498 milliards de dette académique cumulée depuis 2000, 41 % sont réglés. Ces paiements suivent les disponibilités de trésorerie publique. Bamenda, Buéa et Maroua reçoivent toutefois une attention prioritaire dans ce processus. Cette priorisation vise notamment à soulager les universités les plus fragilisées.
Un nouveau recensement de la dette académique flottante du Cameroun couvre désormais la période 2020-2025. Il doit intégrer les dettes académiques des onze universités d’État. Cette démarche vise ainsi une vision globale et actualisée des engagements financiers. Elle facilitera par ailleurs un règlement plus rapide des sommes restantes.
L’allocation recherche presque soldée
Les 16 milliards de l’allocation recherche 2025 sont désormais entièrement payés. Ce financement soutient la modernisation de la recherche universitaire. Pour le premier trimestre 2026, le taux de paiement atteint déjà 82 %. Soit 4,888 milliards versés, avec un solde encore en cours de traitement.
Le solde restant de 1,073 milliard poursuit ainsi son règlement progressif. Les paiements du deuxième trimestre ont également démarré selon les responsables ministériels concernés. Cette dynamique confirme une volonté claire d’honorer entièrement les engagements financiers pris. Les universités attendent désormais la suite du calendrier annoncé.
Prochaines étapes : recensement et prestations académiques
Pour les troisième et quatrième trimestres 2026, une évaluation demeure nécessaire. Une mission conjointe MINFI-MINESUP doit ainsi étudier les dépenses à financer. Cette étape garantit une planification budgétaire rigoureuse et transparente pour la suite. Les résultats orienteront directement le calendrier des prochains décaissements publics prévus.
Le paiement des prestations académiques suit désormais une logique similaire et rigoureuse. Il s’intègre au nouveau recensement de la dette flottante de l’État. Cette approche globale vise ainsi à clarifier durablement les engagements de l’État. Enseignants et syndicats espèrent enfin une résolution complète et durable.
Cette concertation sur la dette académique du Cameroun illustre une volonté partagée d’apaiser le climat universitaire. Le gouvernement mise désormais sur la transparence pour restaurer la confiance. Syndicats et responsables attendent toutefois des résultats concrets sur le terrain. La rentrée 2026-2027 s’annonce donc comme un véritable test de crédibilité. Onze universités d’État suivront de près l’exécution de ces engagements pris. Le suivi rigoureux de ces dossiers déterminera la paix sociale future.









