La Compagnie nationale de navigation intérieure et internationale a tenu un comité directeur élargi. Cette rencontre extraordinaire s’est déroulée vendredi à l’hôtel Boulevard de Libreville. Le directeur général Alexis Mpiga Okoumba a réuni les directeurs régionaux concernés. Libreville, Port-Gentil et Lambaréné participaient ainsi à ces échanges économiques stratégiques. L’objectif visait à dresser un bilan de gestion précis et détaillé. Il fallait également partager les avancées et identifier les défis persistants. Trois axes stratégiques et huit chantiers prioritaires ont ainsi émergé de cette rencontre. Mpiga Okoumba veut désormais remettre l’entreprise sur une trajectoire de performance durable.
Le directeur financier Richalde Adzabe a présenté les états financiers récents. Il insiste désormais sur la maîtrise durable des charges internes. Ces dernières doivent rester en dessous des recettes générées par l’activité. Une créance née de la convention du 13 juillet s’élève à 2,8 milliards.
Le rachat de cette créance atteint désormais 2,4 milliards de FCFA. La dette sociale de l’entreprise, elle, grimpe à 4 milliards de FCFA. Ces chiffres illustrent bien ainsi l’ampleur du redressement financier à accomplir. La certification des comptes par le Cabinet CA reste également prioritaire.
Une stratégie tarifaire pour sécuriser les recettes
Une nouvelle grille tarifaire doit couvrir Libreville, Port-Gentil et les autres localités. Cette révision cible notamment les segments les plus porteurs de recettes. Containers et véhicules de transport figurent en priorité dans cette réflexion. La direction ajusterait ainsi ces tarifs aux réalités actuelles du terrain.
Le commercial et le marketing garantissent désormais le paiement régulier des salaires. Cette rémunération ne dépend nullement de la subvention accordée par l’État. Mpiga Okoumba a d’ailleurs rappelé que cette subvention ne finance jamais les salaires. L’entreprise travaille donc activement pour s’affranchir de cette dépendance.

Un cadre juridique pour rassurer les investisseurs
Le Conseil des ministres a adopté un projet de loi le 25 juin 2026. Ce texte crée ainsi un établissement public industriel et commercial. Le parlement doit désormais examiner ce projet avant toute promulgation présidentielle. Ce nouveau statut consoliderait durablement la crédibilité institutionnelle de l’entreprise.
La sécurisation des titres fonciers constitue également une urgence économique pour l’entreprise. Ces zones représentent en effet des propriétés stratégiques pour toute la CNNII. Leur sécurisation juridique devient ainsi indispensable pour l’avenir de la compagnie. Cette démarche rassurerait notamment les nombreux investisseurs déjà bien intéressés.
La communication au service de la relance économique
Sophia Goncalves multiplie désormais les partenariats avec des médias reconnus. Ces initiatives visent notamment à mieux vendre les nombreux services de la structure. Elles cherchent également à accroître sa notoriété auprès du grand public. La diversification des canaux consoliderait ainsi durablement l’image de la CNNII.
Cette orientation complète efficacement les efforts internes de restructuration financière déjà bien engagés. La communication devient ainsi un levier stratégique majeur pour l’entreprise. Elle espère notamment séduire de nouveaux clients potentiels grâce à cette visibilité. Cette approche renforce désormais l’ensemble de la stratégie économique globale.
Malgré ces défis, Mpiga Okoumba affiche une confiance résolue devant ses équipes. Il souhaite sécuriser les recettes et protéger durablement l’outil de travail. Il souhaite aussi redonner confiance à ses clients fidèles et à ses agents. En encourageant ses collaborateurs à plus de discipline, il insiste fortement. En somme, la réussite dépend avant tout de l’engagement collectif de chacun. Chaque axe, chaque chiffre et chaque échéance compte désormais pour ce redressement. Ces propos, porteurs d’espoir, visent à galvaniser durablement toutes les équipes internes. Enfin, ils inscrivent bien la CNNII dans une dynamique de redressement assumé.









