Le Gabon confirme sa montée en puissance dans le commerce intra-africain. Selon l’African Trade Report 2026 publié par Afreximbank, le pays occupe désormais la première place au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette performance reflète une progression notable des échanges régionaux. Toutefois, elle souligne également les limites persistantes de l’intégration économique en Afrique centrale.
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Le Gabon a enregistré 1,30 milliard de dollars, soit environ 746 milliards de FCFA, d’échanges commerciaux avec les autres pays africains en 2025. Ainsi, il dépasse légèrement le Congo, crédité de 1,29 milliard de dollars. Ensuite, le Cameroun complète le podium avec 1,22 milliard de dollars.
Par ailleurs, la Guinée équatoriale affiche 770 millions de dollars. La République centrafricaine atteint 670 millions de dollars. Enfin, le Tchad ferme le classement avec 420 millions de dollars. Ces chiffres proviennent de l’African Trade Report 2026, relayé notamment par Directinfosgabon.
Une région encore peu intégrée au commerce africain
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Cependant, cette première place ne masque pas les difficultés de l’ensemble de la CEMAC. Les six États membres totalisent 5,67 milliards de dollars d’échanges intra-africains. En revanche, cette somme représente seulement 3,17 % des 178,8 milliards de dollars enregistrés sur l’ensemble du continent en 2025.
De plus, cette faible contribution traduit les fragilités structurelles de l’Afrique centrale. Les économies régionales restent fortement dépendantes des exportations de matières premières vers l’Europe et l’Asie. En parallèle, les échanges entre pays voisins demeurent insuffisants.
Des obstacles logistiques freinent la croissance
Par ailleurs, plusieurs contraintes ralentissent le développement du commerce régional. Les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires demeurent inégales. Les procédures douanières prolongent également les délais de transport. En conséquence, les entreprises supportent des coûts logistiques élevés, limitant leur compétitivité.
En outre, les connexions entre les marchés nationaux restent limitées. comme dans le cas de la CEMAC Cette situation réduit les opportunités commerciales pour les producteurs locaux et freine les investissements régionaux.
La ZLECAf au cœur des perspectives
Désormais, le véritable enjeu dépasse la compétition entre les économies de la CEMAC. Les États doivent surtout renforcer l’intégration régionale afin d’élargir leur marché commun. À cet effet, le développement des infrastructures transfrontalières devient prioritaire.
Par ailleurs, l’application effective de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) pourrait accélérer les échanges. Enfin, une meilleure coopération économique offrirait à l’Afrique centrale davantage de poids dans le commerce continental et renforcerait durablement sa compétitivité.









