Mercredi, Paul St-Pierre Plamondon dévoile un cabinet allégé. Le Conseil des ministres comptera 22 personnes, ou 23 avec le premier ministre. Ainsi, il perd six sièges par rapport à l’équipe de Christine Fréchette. Le régime promis commence donc par la table du pouvoir. Le message se veut clair : moins de sièges, plus de poids.
Selon les informations obtenues par Radio-Canada, le chef mise sur l’expérience. Il préfère des lieutenants rodés aux terrains minés. Les sources se sont confiées à la veille de la cérémonie. Par ailleurs, la cérémonie d’assermentation est prévue à 13 h 30. Le rideau se lèvera donc en début d’après-midi.
Les vétérans tiennent le gouvernail
Marie-Karlynn Laflamme, élue à Chicoutimi en février 2026, pilotera la Santé, la prévention et les aînés. Autrefois vice-rectrice à l’UQAC, elle aurait déjà convaincu par son efficacité. Son élection partielle l’a propulsée au cœur de l’action. Joël Arseneau, député depuis 2018, héritera pour sa part de l’Éducation.
Alain Therrien reviendra à l’Assemblée nationale pour présider le Conseil du Trésor. Ce vétéran du Bloc a siégé à Ottawa de 2019 à 2025. De son côté, Nicolas Marceau retrouvera les Finances, qu’il a déjà dirigées de 2012 à 2014. Enfin, Catherine Gentilcore prendra l’Immigration. Pascal Bérubé siégera aussi, sans portefeuille précisé.
Santé et éducation sous les projecteurs
Dans la santé, Marie-Karlynn Laflamme hérite d’une mission symbolique. Elle devra abolir Santé Québec, comme le chef s’y est engagé. Avant la politique, elle a travaillé une dizaine d’années au CSSS Lac-St-Jean-Est. Cette expérience de terrain pèsera donc dans la balance.
À l’Éducation, Joël Arseneau incarne la confiance du chef. Le premier ministre pourrait lui confier des États généraux l’hiver prochain. Ce rendez-vous doit dessiner l’école de demain. Les attentes sont élevées. Ainsi, deux piliers de l’État reposent sur des épaules d’expérience.
Des recrues pour bousculer la partition
Le cabinet accueille aussi du sang neuf venu d’ailleurs. Stéphane Paquet, ancien patron de Montréal International, gérera l’Économie et l’Énergie. Nicolas Girard, venu du Réseau de transport de la Capitale, dirigera les Transports. Guy Lapointe Jr. prendra la Sécurité intérieure. Le cabinet s’ouvre donc à d’autres horizons professionnels.
Du côté du droit et du numérique, deux profils se démarquent. L’avocate Marie-Claude Sarrazin, connue pour la commission Gallant, deviendra ministre de la Justice. Anne Nguyen, diplômée de Harvard, conduira l’Intelligence artificielle et le numérique. Elle dirigeait l’IA au Conseil de l’innovation du Québec.
Le casse-tête de la Capitale-Nationale
Cependant, une région manque à l’appel. Le défi est donc de taille pour la Capitale-Nationale. Le Parti québécois n’a fait élire aucun député dans la grande région de Québec. Pascal Paradis, défait à Jean-Talon, est devenu négociateur en chef du Québec lundi.
Néanmoins, le gouvernement promet que la voix régionale sera entendue. D’après nos sources, aucun non-élu ne recevra ce rôle. De plus, le premier ministre refuse de l’assumer lui-même. Une annonce suivra donc la cérémonie de mercredi. Le dossier reste ainsi encore ouvert.
Un dernier siège attend son titulaire
Reste un dernier chantier de taille : un ministre du processus d’indépendance. Le chef promet un référendum dans un premier mandat. Ainsi, ce poste attendu dira beaucoup sur le cap du gouvernement. L’Assemblée nationale suivra de près chaque nomination, chaque promesse et chaque pas posé.







