Lundi, le ministère des Mines a frappé fort. Ainsi, il reprend dans le domaine public de l’État de nombreux permis de recherche et d’exploitation. L’or gabonais change de mains, comme une partie d’échecs où l’administration renverse l’échiquier. Cette annonce arrive après presque quatre mois d’inspections minutieuses sur le terrain.
D’abord, tout a commencé le 22 juin, quand l’exécutif a suspendu l’orpaillage en petite mine. Ensuite, les contrôleurs ont épluché les dossiers du 29 juin au 16 octobre. Enfin, le verdict révèle des manquements aux obligations légales et réglementaires chez plusieurs détenteurs de titres. Le ministère retire donc les permis des mauvais élèves.
Une carte minière sur sept provinces
La liste dessine une mosaïque qui traverse le pays. Ainsi, l’Ogooué-Ivindo, le Woleu-Ntem, la Ngounié, le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo comptent des titres repris. De même, l’Estuaire et le Moyen-Ogooué figurent parmi les zones concernées. Ce grand ménage s’étend alors du littoral jusqu’aux profondeurs de la forêt.
En outre, la mesure vise deux familles de titres, la recherche et l’exploitation. Côté recherche, une quarantaine de sociétés figurent sur la liste, dont Abice Mining Gabon et Gold King Mining Gabon. Côté exploitation, dix noms apparaissent, parmi lesquels SMCG, Agil Gabon et Global Mine Development. Certaines entreprises, comme Yin He Mining, cumulent même les deux casquettes.
Une base légale solide comme le roc
Pour agir, le ministère s’appuie sur la loi n°037/2018 du 11 juin 2019. Ce texte fixe les règles juridiques, techniques, économiques, douanières et fiscales du secteur minier gabonais. Autrement dit, il joue le rôle de boussole pour chaque opérateur. Quand une société s’écarte du cap, l’administration corrige la trajectoire sans trembler.
Par ailleurs, le communiqué prévient les contrevenants. Toute violation de la décision les expose à des poursuites judiciaires. Les opérateurs et les usagers en quête de précisions peuvent toutefois se rapprocher des services compétents des Mines. La porte reste donc entrouverte pour le dialogue, même si la sanction plane.
Un secteur aurifère sous haute surveillance
Cette reprise prolonge la suspension de l’orpaillage en petite mine décidée en juin 2026. En effet, l’audit a servi de loupe, et les autorités ont scruté chaque obligation imposée aux titulaires. Puis, elles ont tranché, et les titres fautifs rentrent dans le giron de l’État. Pour le secteur, le message sonne clair comme un coup de gong.
Désormais, les sociétés doivent respecter à la lettre les règles qui encadrent leurs activités dans le secteur des mines au Gabon. Sinon, la sanction frappe très vite, et le sous-sol échappe à leurs mains. Par conséquent, la transparence devient le sésame de toute exploitation aurifère durable. Les prochains mois diront si l’État rouvre bientôt le robinet de l’or.








