Le 22 juillet 2026, les ministres de la RDC et de l’Angola des hydrocarbures ont signé un avenant à Luanda. Ce texte concerne le contrat de partage de production du bloc 14/23. Par ailleurs, une déclaration conjointe encadre désormais la gouvernance de la zone commune. Ainsi, cet avenant vise à lever les obstacles juridiques restants. De plus, des experts des deux pays ont travaillé ensemble les 21 et 22 juillet. Ils ont examiné la mise en œuvre des instruments de gouvernance. En outre, les gouvernements ont transmis leurs listes de représentants aux commissions prévues. D’ici trente jours, la commission du compte conjoint doit se réunir. Elle choisira la banque et fixera les règles de gestion des recettes.
Cependant, les autorités n’ont annoncé aucune date de forage. Les réserves et les investissements restent confidentiels. Malgré tout, les deux pays avancent sur ce mécanisme conjoint. En effet, la RDC possède une façade atlantique étroite entre l’Angola et Cabinda. Depuis des décennies, ce tracé maritime oppose Kinshasa à Luanda. En 2000, les deux pays avaient proposé un couloir de quatre kilomètres. Toutefois, Kinshasa a rapidement rejeté cet arrangement jugé insuffisant. Selon Kinshasa, ce dispositif ne répondait pas à ses revendications maritimes.
Un compromis énergétique depuis 2003
Face à cette impasse, les deux États ont séparé souveraineté et exploitation pétrolière. Un mémorandum signé en 2003 a ainsi lancé la coopération énergétique commune. Puis, en 2007, un accord formel a créé la zone d’intérêt commun. Chaque pays a ratifié ce texte par une loi nationale. La RDC a voté sa loi en novembre 2007. L’Angola a approuvé l’accord en avril 2008. Ce principe repose sur un partage égal des intérêts économiques. Néanmoins, la question de la frontière maritime reste ouverte.
Chevron pilote désormais le consortium
Depuis 2023, un accord précise la gouvernance et la gestion financière de la zone. L’Angola a ensuite validé la concession du bloc 14/23 fin 2023. Cabgoc, filiale de Chevron, dirige le consortium des opérateurs pétroliers. Azule Energy, Galp, Sonahydroc et Sonangol y participent également. Ce montage rassemble plusieurs acteurs majeurs du secteur pétrolier régional.
Des recettes réparties à parts égales
En 2024, de nouveaux instruments ont précisé la fiscalité et le partage des revenus. En janvier 2026, l’Angola a validé l’ensemble de ces accords. Concrètement, les deux pays partageront les recettes du compte conjoint à 50-50. Cela inclut les bonus, les impôts pétroliers et les diverses pénalités. Néanmoins, le brut ne sera pas réparti directement entre les deux États. D’abord, le consortium récupérera ses coûts avant tout partage. Ensuite, chaque État recevra sa part du pétrole-profit.
Vers une production pétrolière effective
Enfin, ce compromis vieux de vingt ans entre la RDC et l’Angola doit désormais produire des résultats concrets. Concrètement, les deux gouvernements doivent fixer un calendrier précis. L’enjeu consiste à transformer cet accord diplomatique en recettes réelles. Kinshasa et Luanda espèrent ainsi convertir ce compromis en revenus partagés.









