Chidimma Adetshina a comparu devant le tribunal régional du Cap. Cette ancienne finaliste de Miss Afrique du Sud mène une bataille juridique pour rester dans le pays. En effet, elle avait été arrêtée en juin pour séjour illégal présumé. Désormais, le ministère de l’Intérieur poursuit la procédure d’expulsion engagée contre elle.
Adetshina a comparu devant le tribunal le 9 juin. Cette comparution faisait suite à son arrestation à Summer Greens, au Cap. Selon les autorités, elle aurait interdiction d’entrer en Afrique du Sud. Par ailleurs, elle aurait menti sur sa nationalité. Elle se serait ainsi fait passer pour une citoyenne sud-africaine. Cette fraude présumée aurait eu lieu lors de son passage de la frontière de Lebombo, depuis le Mozambique. Le ministère de l’Intérieur a ensuite localisé la jeune femme. Il a découvert qu’elle et son fils mineur résidaient prétendument sans statut légal.
Du tapis rouge à la controverse de citoyenneté
La reine de beauté, âgée de 25 ans, avait fait les gros titres en 2024. Cette année-là, elle était devenue finaliste de Miss Afrique du Sud. Cependant, elle s’était retirée du concours suite à une controverse sur sa citoyenneté. Ainsi, elle avait été déclarée personne interdite de séjour le 19 décembre 2024. Cette décision s’appuyait sur la loi sud-africaine sur l’immigration.
Un nouveau passage devant la justice en juillet
Un journal dominical a révélé qu’Adetshina avait reçu un avertissement après sa comparution. Désormais, elle doit comparaître de nouveau devant le tribunal régional du Cap en juillet. Le ministère de l’Intérieur poursuit en parallèle les démarches en vue de son expulsion. D’ailleurs, l’année dernière, sa mère Anabela Rungo avait également été arrêtée. Ses documents auraient en effet été obtenus frauduleusement. Sa citoyenneté avait alors été révoquée par les autorités compétentes.
Une affaire emblématique d’une crise migratoire plus large
Le combat de Chidimma Adetshina survient alors que le pays affronte une crise persistante de l’immigration clandestine. Le mouvement March and March a appelé les immigrants illégaux à « s’auto-expulser » avant le 30 juin. Face aux tensions croissantes, le gouvernement subit une pression grandissante pour agir. Selon les estimations officielles, l’Afrique du Sud compte entre 2,4 et 3,1 millions de personnes nées à l’étranger. Toutefois, certaines estimations indépendantes évoquent jusqu’à 3,96 millions d’étrangers sans papiers. Par ailleurs, plus de 40 000 immigrants illégaux auraient été arrêtés entre janvier et le 30 juin 2026. Plus de 7 400 arrestations auraient même eu lieu au cours du seul mois de juin. Cette affaire illustre ainsi les tensions persistantes autour de la question migratoire dans le pays.









