Samedi matin, Mark Carney a clos son périple turc à la mosquée Kariye d’Istanbul. Son épouse, Diana Fox Carney, l’accompagnait. Cet édifice fut jadis une église byzantine. Ses fresques et ses mosaïques éblouissent encore les visiteurs. Ses murs ont traversé les époques romaine, byzantine, ottomane et turque moderne, tel un livre de pierre.
Le Cabinet du premier ministre explique ce choix. Ainsi, le Canada reconnaît le patrimoine culturel comme un pont entre les peuples. Pourtant, la solennité a cédé la place à une note légère. À la sortie, un touriste canadien a lancé un vibrant encouragement aux Oilers. Carney, qui a grandi à Edmonton, a assuré que la saison s’annonçait prometteuse.
Ankara scelle un pacte stratégique
Jeudi, à Ankara, Mark Carney a rencontré le président Recep Tayyip Erdogan. Les deux hommes ont scellé un nouveau partenariat stratégique. C’est la première visite bilatérale d’un premier ministre canadien en Turquie. Ainsi, une page inédite s’ouvre entre Ottawa et Ankara.
Cet accord resserre aussi la coopération en matière de défense et d’énergie. De plus, il ouvre la voie à des négociations de libre-échange dans les prochaines semaines. Dans un communiqué commun, Carney préfère la résilience collective à l’autosuffisance. De son côté, Erdogan a salué un ami cher. Il envisage même de mener une délégation d’affaires au Canada.
Les ailes du commerce prennent leur envol
Ce voyage s’inscrit dans une stratégie plus vaste. Le Canada diversifie ses relations commerciales pour réduire sa dépendance envers les États-Unis. En effet, mieux vaut plusieurs ports qu’une seule amarre. À Istanbul, Carney a rencontré plusieurs chefs d’entreprise et de sociétés d’investissement. Parmi eux figuraient des représentants de Turkish Airlines.
Les deux pays ont aussi officialisé un accord élargi sur le transport aérien. Cet accord pourrait presque doubler les vols directs entre eux, à terme. Par conséquent, les distances rétrécissent comme peau de chagrin. Les affaires y gagneront des ailes, et les voyageurs un trajet plus court.
Dialogue ne rime pas avec approbation
Toutefois, la relation n’a pas toujours volé dans un ciel dégagé. Les droits de la personne ont souvent nourri des tensions entre Ottawa et Ankara. En outre, la Turquie suscite l’attention internationale pour sa répression des droits des personnes LGBTQ+. Le rapprochement se fait donc sous le regard des critiques.
Pourtant, le premier ministre assume sa démarche. Selon lui, dialoguer ne signifie pas approuver, même avec des pays aux valeurs différentes. Il affirme avoir abordé les droits de la personne avec des responsables turcs. Cependant, il n’a pas précisé s’il en a parlé directement à Erdogan. Dès lors, le flou demeure, tel un brouillard sur le Bosphore.
Cap sur Ottawa
Après trois jours très intenses en Turquie, le premier ministre Carney rentre à Ottawa. Son avion devrait atterrir samedi en début de soirée. Il rapporte un partenariat, des promesses commerciales et des questions persistantes sur les droits. Reste maintenant à transformer ces signatures en résultats concrets et durables.









