Ce lundi, l’Alberta retient son souffle. Les électeurs albertains se rendent aux urnes pour trancher une question majeure. Elle porte sur la place de la province au sein du Canada. Ainsi, plus de 2 966 000 personnes peuvent exercer leur droit de vote. Déjà, plus d’un million d’Albertains ont voté avant ce jour. Cette mobilisation ressemble à une marée montante. Cette journée marquera les esprits, quelle que soit l’issue. En outre, neuf autres questions attendent les électeurs : cinq sur l’immigration et quatre sur des réformes constitutionnelles.
Les bureaux de scrutin ferment à 20 h, heure des Rocheuses. Toutefois, la porte ne claque pas au nez des retardataires. Toute personne encore dans la file d’attente pourra déposer son bulletin. Aucun électeur présent à l’heure ne repartira les mains vides. Chaque voix compte, chaque minute aussi. Ensuite, le dépouillement commencera lorsque tous les bureaux auront fermé. Cette règle protège chaque voix, comme une lanterne protège sa flamme. De plus, les équipes compteront chaque bulletin à la main. Le travail promet donc d’être long et minutieux.
La question 10 : deux options, deux routes
La question sur l’avenir de l’Alberta occupe le devant de la scène. Elle porte le numéro 10, mais elle pèse comme dix. Cette question sans détour résume tout l’enjeu de la journée. D’abord, l’option 1 affirme que l’Alberta doit rester une province du Canada. Ensuite, l’option 2 propose d’entamer le processus légal prévu par la Constitution. Ce processus viserait un référendum contraignant sur une éventuelle séparation. Sur le bulletin, deux options s’affrontent, claires comme deux sentiers. Ainsi, le choix de chaque électeur dessine deux routes bien distinctes.
L’option 2 ne décide pas de la séparation en elle-même. En effet, elle ouvrirait seulement la porte à un second scrutin contraignant. Pourtant, chaque camp y voit un tournant historique. Les sondages ne remplacent jamais la voix des urnes. Chaque camp a mené sa campagne avec passion jusqu’à la toute dernière heure. Par ailleurs, la formulation prête à de longs débats dans les cafés comme dans les salons. Les électeurs choisiront donc avec gravité. Reste que l’issue demeure ouverte, tel un ciel changeant avant la tempête.
Neuf autres questions : immigration et Constitution

Cinq questions touchent à l’immigration, un sujet brûlant. Ces thèmes touchent le quotidien, du guichet de santé aux bancs de l’école. L’une demande de renforcer le contrôle et de privilégier la migration économique. De plus, une autre réserve les programmes financés par la province à certains statuts. Une troisième imposerait douze mois de résidence aux statuts non permanents. Par ailleurs, une quatrième prévoit des frais raisonnables pour la santé et l’éducation. Enfin, la dernière exige une preuve de citoyenneté pour voter. Chaque réponse pèsera sur l’avenir.
Quatre questions visent la Constitution canadienne. Dans chaque cas, l’Alberta collaborerait avec d’autres provinces intéressées. D’abord, les provinces choisiraient elles-mêmes les juges des cours du Banc du Roi et d’appel. Ensuite, le Sénat fédéral non élu disparaîtrait. En outre, les provinces pourraient se retirer des programmes fédéraux sans perdre le financement associé. Enfin, les lois provinciales primeraient en cas de conflit dans leurs domaines de compétence. Ces réformes dessinent un fédéralisme remodelé, pierre après pierre. Chaque électeur décide ainsi si la maison commune change de plan.
Une longue nuit de décompte à la main
Les résultats arriveront en deux temps, comme deux vagues sur la grève. Élections Alberta estime que ceux de la question 10 devraient tomber mardi matin. Quant aux neuf autres, ils devraient suivre le 21 octobre. La nuit s’annonce longue pour les équipes d’Élections Alberta. Chaque feuille passe sous les yeux d’un compteur attentif. Rien ne presse ici. Ainsi, la patience devient la vertu du moment. Comme chaque bulletin passe entre des mains humaines, la précision l’emporte sur la vitesse. Dès lors, l’attente fera partie du scrutin.
Ce référendum met donc l’Alberta face à un miroir. Près de trois millions d’électeurs peuvent choisir leur cap. Finalement, les urnes parleront d’abord mardi, puis le 21 octobre. D’ici là, chaque Albertain retient son souffle, entre espoir, crainte et curiosité, pendant que le pays regarde.









