Le ministre de la Justice, Augustin Emane, a reçu lundi les partenaires suisses. Ils représentent les groupes Swiss Invest et Technique Karlinblock. Il s’est rendu mardi sur le site de la future prison de Nkoltang. Les parties prenantes et les responsables de la sécurité pénitentiaire l’accompagnaient. Ainsi, le projet franchit une étape concrète.
Ce site se situe à Ntoum, à une quarantaine de kilomètres de Libreville, sur la Route nationale 1. De plus, les autorités ambitionnent un établissement aux standards internationaux. Ce serait l’une des plus grandes et des plus modernes prisons d’Afrique centrale. Par ailleurs, l’investissement atteint 90 milliards de FCFA pour le projet.
Un complexe de 1 108 places à Nkoltang
Prévu sur 12 hectares, le complexe de la Prison de Nkoltang comprendra huit blocs à étages. Il pourra accueillir plus d’un millier de détenus. En effet, les documents évoquent une capacité de 1 108 places. Le projet prévoit une structure sanitaire, une bibliothèque, des terrains de sport et des ateliers de formation. Ils favoriseront la réinsertion sociale.
La future prison intégrera également des installations administratives modernes, des logements d’astreinte et des espaces de prières. Une caserne complétera l’ensemble. Elle permettra de maintenir quotidiennement 200 agents sur place. Ces agents assureront chaque jour l’administration et la sécurité de l’établissement pénitentiaire. Ainsi, le site fonctionnera en permanence avec un personnel dédié.
Un ministre déterminé à réussir
Selon le ministre en charge des droits humains, cette prison se fait attendre depuis plusieurs années. « Cette fois-ci sera la bonne », espère Augustin Emane. Cependant, il précise que le calendrier dépend encore des négociations financières avec les partenaires et les autres parties prenantes. Par conséquent, l’enjeu reste immense pour tous.
Milos Kobza, architecte chez Karlinblok et partenaire de Swiss Invest, salue la qualité du site et de ses accès. Toutefois, des travaux importants restent à prévoir. Karlinblok mise donc sur un chantier très ambitieux. Il estime aussi que le chantier pourrait contribuer au développement économique local. Ainsi, l’économie locale pourrait y gagner.
Un levier pour désengorger les prisons
La future Prison de Nkoltang devrait désengorger considérablement les maisons d’arrêt du pays entier. Cette surpopulation pèse sur les conditions de détention. La prison centrale de Libreville, notamment, affiche une saturation depuis de nombreuses années. Par conséquent, ce projet répond à une urgence. Les détenus y gagneraient donc de bien meilleures conditions de vie.
Le ministère de tutelle explore d’ailleurs des alternatives à l’incarcération, notamment les travaux d’intérêt général et le bracelet électronique. Ces mesures viseraient à décongestionner les prisons existantes. Enfin, la réussite de Nkoltang dépendra des financements. Ainsi, le chantier avance au rythme des négociations en cours.









