Chevron prépare une nouvelle campagne de forage en Guinée équatoriale à partir du premier trimestre 2027. Le groupe américain relance ainsi ses investissements dans le secteur pétrolier et gazier du pays. Cette décision marque un tournant pour l’industrie nationale.
Cette annonce a suivi une rencontre tenue le 21 septembre à New York, aux États-Unis. Le vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue y a reçu une délégation de Chevron conduite par Jim Swartz. Les autorités équato-guinéennes ont relayé ces informations.
Des zones d’ombre sur le programme
Selon elles, cette campagne comprendra de nouvelles opérations de forage dans le pays. Toutefois, aucun détail n’est public sur le nombre de puits ou les blocs ciblés. Les volumes supplémentaires recherchés restent également inconnus à ce stade.
De même, personne n’a communiqué le montant des investissements prévus pour cette campagne. Les données disponibles ne permettent donc pas d’estimer l’impact sur la production nationale. Les résultats de l’exploration et les décisions d’investissement décideront de la suite.
Une production nationale en recul
Cette annonce intervient alors que la production nationale d’hydrocarbures recule. Le projet de budget 2027 confirme cette baisse, liée à la maturité des champs. Le gouvernement l’a officiellement présenté au Parlement le 24 septembre. Le document évoque un recul déjà visible en 2025.
De son côté, le FMI estimait le recul à 14 % sur les neuf premiers mois de 2025. Il relevait même une chute de 25 % au troisième trimestre 2025. Ces chiffres illustrent clairement l’ampleur réelle du phénomène.
Le gaz, second pilier de la stratégie
Parallèlement, Chevron poursuit le développement du projet Aseng Gas. Une conduite reliera le champ gazier d’Aseng à la plateforme Alen. Elle acheminera de nouveaux volumes de gaz vers le complexe de Punta Europa. Ce projet complète la campagne de forage.
L’objectif consiste à valoriser davantage les ressources gazières nationales. Le groupe s’appuie pour cela sur des infrastructures de traitement déjà disponibles dans le pays. Ce raccordement améliorera aussi l’utilisation des capacités énergétiques existantes, malgré la baisse des volumes.
L’exploration au service des réserves
En août 2026, Chevron a annoncé cinq licences supplémentaires de reconnaissance dans le pays. Elles s’inscrivent dans son programme d’exploration en Afrique subsaharienne. Le groupe détient déjà des intérêts autour d’Aseng, d’Alen et de Yolanda. Cette attribution élargit le périmètre d’exploration du groupe.
Ainsi, le renouvellement des réserves devient un enjeu central pour maintenir la production. Le gouvernement encourage Chevron à s’associer à d’autres entreprises américaines sur de nouveaux blocs. Il espère convertir ces découvertes potentielles en production commercialisable. Tout dépendra toutefois des résultats des futurs travaux d’exploration.








